Vendredi 1er mai 2026
Le préfet de la Réunion a réuni l’ensemble des acteurs concernés par l’éruption du Piton de la Fournaise, sous la forme d’un comité d’experts chargé d’élaborer des propositions conciliant sécurité et accès au public. Ainsi, le 17 avril 2026, ce comité d’experts (OVPF, ONF, BRGM, PNR, SDIS...) s’est réuni pour faire le point sur l’activité du volcan, ses conséquences et les conditions possibles de réouverture de l’Enclos.
L’OVPF a rappelé que la sismicité est toujours présente depuis le 11 avril avec un remplissage du réservoir magmatique laissant envisager la possibilité d’une nouvelle éruption. L’ensemble des services a conclu que la réouverture de la partie haute de l’Enclos restait prématurée, en raison des fortes incertitudes concernant l’état des sentiers et la plateforme du cratère Dolomieu. S’agissant des sentiers et des tunnels de lave de la partie basse de l’Enclos, plusieurs visites techniques sont programmées au cours des quinze prochains jours afin d’évaluer leurs conditions de réouverture.
Avec l'éruption du Piton de la Fournaise, débutée le 13 février dernier, des coulées de lave ont coupé la RN2 le 13 mars obligeant, depuis lors, les automobilistes à faire le "grand tour". Cette éruption semblant cette fois terminée, les scientifiques de l'observatoire ont donné leur feu vert pour la reconstruction de la Route des Laves.
Ces travaux se dérouleront en deux phases : une première, consacrée au terrassement du chantier – la circulation et le stationnement le long de la RN2 restant interdits – et une seconde consistant dans la mise en œuvre des équipements de sécurité. La circulation sera ponctuellement autorisée par convois aux seules heures de pointe du matin et du soir. Les dates et horaires des convois seront communiqués dans les prochaines semaines. Le stationnement restera interdit durant cette période.
L’éruption du Piton de la Fournaise débutée le 13 février dernier a duré près de 50 jours. Cette éruption a marqué les esprits par sa longueur, mais aussi par la quantité de la lave émise et les innombrables coulées de laves qui ont dévalé les Grandes Pentes avant de traverser la RN2 le 13 mars, puis de s'écouler dans l'océan Indien, quatre jours plus tard.
Lundi 27 avril 2026 au matin, les travaux ont débuté sur la RN2. D'ici quatre semaines, une piste provisoire de la largeur d'un camion sera mise en service. Dans trois mois, la route pourrait être livrée sur deux voies. La route définitive sera livrée avant la fin de l'année, s’il n’y a pas eu une autre éruption volcanique entre temps. Dans son bulletin du 21 avril, l’OVPF rappelait la présence d’un trémor, de faible intensité et fluctuant, indiquant la présence de magma à faible profondeur. Une reprise des émissions de lave n’est pas à exclure et l’alerte 2.2 est toujours d’actualité.
source : Préfecture de la Réunion, Réunion la 1ère
Vendredi 24 avril 2026
Après l’arrêt de l’éruption du Piton de la Fournaise et la chute brutale de l’amplitude du trémor éruptif, le 12 avril 2026 vers 23h10, heure locale, un trémor volcanique de faible amplitude a été à nouveau enregistré le 14 avril 2026 à partir d'environ 15h avant de disparaître le 15 avril à 11h20.
Puis le 19 avril 2026, vers 6h20, un trémor volcanique de faible amplitude a de nouveau été enregistré. Ce signal, encore de faible intensité, pourrait traduire une reprise de l’activité éruptive, très probablement au niveau du dernier cône éruptif de l’éruption débutée le 13 février 2026.
Le 20 avril, le trémor, toujours enregistré, était de faible amplitude et montrait des fluctuations. La source de ce trémor est localisé sur le flanc est-sud-est du volcan et est positionnée au même endroit que lors des phases d’activité éruptive du 13 février au 12 avril. Seul un dégazage est observé au niveau des sites éruptifs associés à cette activité du 13 février au 12 avril, situés à 2056-2120 m d’altitude sur le flanc est-sud-est. Ce trémor indique la présence de magma à faible profondeur - une reprise des émissions de lave n’étant pas exclue. Depuis l’arrêt de l’activité éruptive en surface le 12 avril à 23h10, la sismicité superficielle sous le sommet reste faible, et une sismicité profonde reste présente. Cette sismicité est localisée à l’ouest du sommet à environ 6 km sous le niveau de la mer.
Mais le 21 avril 2026, dans son bulletin de 16h10, heure locale, l’OVPF signalait une diminution du trémor volcanique enregistré depuis le 19 avril. Ce signal, associé à la circulation de fluides magmatiques et/ou gazeux à faible profondeur, était désormais indiscernable du bruit sismique ambiant et signifiait l’arrêt du trémor. Toutefois une reprise de l’éruption au cours des prochains jours ne peut pas être exclue, d’autant qu’une inflation de l’édifice semble se dessiner.
source : OVPF
Vendredi 17 avril 2026
— Dans son bulletin du 12 avril 2026, 7h heure locale, l’OVPF indique que l’éruption débutée le 13 février au Piton de la Fournaise se poursuit après deux phases d’arrêt (25-28 mars et 3-8 avril) et la reprise d’activité éruptive du 8 avril vers 13h15, d’abord au sein du cône éruptif formé depuis le 13 février à 2056 m d’altitude sur le flanc sud-sud-est du volcan, et depuis le 9 avril (9h15) au niveau d’un deuxième point d’émission ouvert environ 180 m un peu plus en amont dans une zone fragilisée le 13 février. Ce nouveau site en amont est le plus actif avec une activité de fontaines de lave, dont les retombées sont en train de former un nouveau cône qui, étant encore légèrement égueulé, favorise les écoulements de lave. Le cône formé le 13 février où l’activité reste faible, montre toutefois un fort dégazage. Le nouveau point d’émission a produit un nouveau champ de lave près et au sud de celui formé du13 février au 3 avril et dont le front de coulée, cette nuit, était situé en haut des Grandes Pentes vers 1345-1370 m d’altitude. Le trémor est en légère baisse. L’activité sismique est en hausse avec 401 séismes au cours des dernières 24 heures. Les débits de lave en surface estimés par données satellitaires sur les dernières 24h montrent des pics à 32 et 35 m3/s et des valeurs moyennes de 10 m3/s depuis le 11 avril à 22h. Une déflation de l’édifice volcanique indiquant une dépressurisation du réservoir magmatique superficiel est par ailleurs observée.
— Le bulletin du 13 avril 2026, 06h heure locale, de l’OVPF indique qu’après deux phases d’arrêt, l’éruption s’est à nouveau arrêtée cette nuit, 12 avril 2026 vers 23h10, heure à laquelle l’amplitude du trémor éruptif a brusquement chuté. Des rougeoiements sont toujours visibles sur le cône éruptif et des vidanges de tunnels peuvent se produire encore pendant quelques heures. Aucune hypothèse n’est écartée quant à l’évolution de la situation à venir – arrêt définitif, reprise de l'activité sur le même site, reprise de l'activité sur un autre site – notamment du fait de la persistance d’une sismicité.
— Dans son bulletin du 14 avril 2026, 16h10 heure locale, l’OVPF indique que depuis environ 15h le 14 avril 2026, un trémor volcanique de faible amplitude est de nouveau enregistré. La source de ce signal est localisée sur le flanc est-sud-est. Ce signal, encore faible, pourrait traduire une reprise prochaine de l’activité éruptive, probablement au niveau du dernier cône éruptif de l’éruption débutée le 13 février 2026. Si pour l'heure, il n’y a pas encore d’émission de lave en surface, la présence du trémor indique cependant la présence de magma à faible profondeur, et laisse envisager la possibilité d’une émission de lave à court terme.
— Le bulletin OVPF du 15 avril 2026, à 8h30 heure locale, indique qu'un trémor est toujours enregistré depuis la veille 15h. Sa source est localisée sur le flanc est-sud-est du volcan, au même endroit que lors des phases d’activité éruptive du 13 février au 12 avril. Hier soir (entre18h30 et 22h), une augmentation rapide du trémor a été observée. Aucune émission de lave en surface n’a été détectée via les caméras de l’observatoire durant cette période. Depuis, un trémor résiduel de faible intensité est enregistré et indique la présence de magma à faible profondeur avec une possible reprise des émissions de lave. Actuellement seul un dégazage est observé au niveau des sites éruptifs associés à l’activité du 13 février au 12 avril, situés à 2056-2120 m d’altitude sur le flanc est-sud-est du volcan. Dans la nuit, la présence d’un point rougeoyant et incandescent au sommet du cône éruptif a été observée au niveau de la zone de dégazage la plus intense du cône formé entre les 9 et 12 avril. Ce point , déjà présent la veille, ne provenait pas de projections de lave. Depuis l’arrêt de l’activité éruptive en surface le 12 avril à 23h10, la sismicité sous le sommet reste faible et une faible déformation asymétrique du sommet (à confirmer) est enregistrée.
— Le 15 avril 2026, à 14h30 heure locale, l’OVPF indique que depuis 11h20 heure locale, le trémor résiduel qui était enregistré depuis sa reprise le 14 avril 15h a disparu des enregistrements sismologiques. À ce stade, une reprise du trémor, ainsi qu’une reprise de l’éruption, au cours des prochains jours ne peuvent être exclues. Un faible dégazage est toujours observé au niveau des sites éruptifs associés à l’activité du 13 février au 12 avril, situés à 2056-2120 m d’altitude sur le flanc est-sud-est du volcan.
source : OVPF
Vendredi 10 avril 2026
— Vendredi 3 avril 2026 —
Après un arrêt de l’éruption du Piton de la Fournaise le 25 mars, puis une reprise le 28 mars 2026, l’éruption débutée le 13 février 2026 s’est à nouveau arrêtée, le 3 avril 2026 à 00h10 heure locale. Cependant, ce même 3 avril, vers 20h40 un trémor de faible amplitude est de nouveau enregistré. D’après les enregistrements de l’OVPF, la source de ce signal est localisée sur le flanc sud-sud-est. Ce signal, encore faible, pourrait traduire une reprise de l’activité éruptive, très probablement au niveau du dernier cône éruptif de l’éruption débutée le 13 février. À l’heure actuelle, il n’y a pas encore d’émission de lave en surface, mais la présence de ce trémor indique néanmoins l’émission de gaz chauds et incandescents en surface, et laisse envisager la possibilité d’une émission de lave à court terme.
— Samedi 4, dimanche 5, lundi 6 et mardi 7 avril 2026 —
Dans les jours qui suivent le 3 avril 2026 vers 20h40, le trémor est toujours enregistré, avec sa source sur le flanc est-sud-est du volcan, dans le même secteur que celui des phases d’activité éruptive du 23 février au 3 avril. Si le trémor montre des fluctuations, son amplitude reste faible et aucune émission de lave en surface n’est visible sur les caméras de l’observatoire.
À partir du 5 avril, un léger panache de gaz est émis au niveau de la fissure éruptive associée à l’activité du 13 février au 3 avril, situé à 2056 m d’altitude sur le flanc est-sud-est du volcan. Les 5 et 6 avril au soir, la présence d’un point incandescent au sommet du cône éruptif a été observée au niveau de la zone de dégazage observé le 4 avril. Ce point ne provient pas de projections de lave. Mais il est certain qu’à l’intérieur du cône, il reste de la matière à très haute température, voire potentiellement en fusion.
Ce trémor indique la présence de magma à faible profondeur et l’émission de gaz. Ainsi, une reprise des émissions de lave n’est pas exclue. À noter que par le passé, des phases de trémor sans émission de lave ont déjà été observées au Piton de la Fournaise, même si cela reste rare. Par ailleurs, depuis l’arrêt de l’activité éruptive en surface le 3 avril à 00h10, la sismicité sous le sommet a diminué, peu ou pas de séismes volcano-tectoniques sont enregistrés.
À compter du 6 avril, une faible inflation de la zone sommitale du volcan est à nouveau enregistrée, traduisant une remise en pression du réservoir magmatique superficiel. De faibles séquences de "gaz piston" sont enregistrées. L'intensité du trémor a fortement diminué le 7 avril, vers 19h. À la suite de cette diminution, un trémor intermittent, ou "gaz piston", a été observé durant plusieurs heures jusqu'à une nouvelle augmentation vers 5h30 le 8 avril au matin.
— Mercredi 8 avril 2026 —
Suite à la reprise du trémor le 3 avril à 20h40, une forte augmentation de son amplitude est observée depuis ce matin 5h30. Cette évolution traduit une intensification de la circulation magmatique et du dégazage à faible profondeur.
À 14h25 (heure de rédaction du communiqué), l’amplitude du trémor a atteint un niveau supérieur à celui observé le 2 avril, avant le précédent arrêt de l’éruption. En parallèle et depuis 13h15, une augmentation significative de l’activité de dégazage est observée au niveau du cône éruptif de l’éruption du 13 février, suggérant l’arrivée du magma en surface. Un survol réalisé par la Gendarmerie en début d’après-midi a permis de confirmer l'arrivée du magma en surface. Les observations montrent la présence d’un petit lac de lave à l’intérieur du cône éruptif formé lors de l’éruption du 13 février 2026, sur le flanc est-sud-est du volcan.
Dans la mesure où cette reprise concerne le même cône éruptif et ne s’accompagne pas de signes en faveur d’une nouvelle injection magmatique, elle est interprétée comme le troisième épisode éruptif de l’éruption débutée le 13 février 2026. Le premier épisode s’est déroulé du 13 février 10h au 25 mars 16h30, le deuxième du 28 mars 15h au 3 avril 00h10, et le troisième a débuté ce 8 avril à 13h15.
— Jeudi 9 avril 2026 —
Suite à la reprise de l’éruption le 8 avril à 13h15, une activité intermittente a été observée au niveau du cône éruptif, en association avec des phases de trémor intermittentes dites en "gaz piston" et correspondant à une activité avec projection et dégazages intenses pendant environ 10 minutes suivies de phases d’accalmie d’une dizaine de minutes.
Depuis 9h15 ce 9 avril, un nouveau point d’émission est observé en amont du cône éruptif. Ce nouveau point d’émission est associé à de petites fontaines de lave et a marqué la fin de l’activité intermittente au niveau du cône éruptif où un lac de lave demeure présent. L’ouverture d’une nouvelle fissure à proximité de l’évent principal a déjà été observée par le passé, notamment lors de l’éruption de février à mars 2019. Un nouveau bras de coulée a atteint les Grandes Pentes au sud des coulées précédentes et son front se situe actuellement à une altitude d’environ 700 m.
Les estimations des débits à partir des données satellitaires indiquent des pics d’activité à 18 m3/s. A noter que ces valeurs peuvent être sous-estimées en raison de biais d’observation, notamment liés aux conditions météorologiques et aux écoulements en tunnels de lave.
— Vendredi 10 avril 2026 —
L’éruption débutée le 13 février 2026 se poursuit. Après deux phases d’arrêt, l’activité éruptive a repris le 8 avril vers 13h15 heure locale, d’abord au sein du cône éruptif formé depuis le 13 février à 2056 m d’altitude sur le flanc sud-sud-est du volcan, et depuis le 9 avril (9h15) au niveau d’un deuxième point d’émission ouvert environ 180 m un peu plus en amont dans une zone déjà fragilisée le 13 février. Aucun nouveau dyke ne s’est formé. Il s’agit toujours de la même éruption, mais avec l’ouverture d’un nouveau point d’émission en surface. Ce nouveau site, plus en amont, est actuellement le plus actif avec une activité de fontaines de lave, dont les retombées sont en train de former un nouveau cône. Ce cône est actuellement égueulé favorise les écoulements de lave. Quant au cône formé le 13 février, l’activité y reste faible, bien qu’un fort dégazage y soit toujours observé. Suite à l’ouverture de ce nouveau point d’émission, l’activité de coulée de lave est pour l’instant située en amont des Grandes Pentes et forme un nouveau champ de lave, à proximité et au sud de celui formé entre le 13 février et le 3 avril.
Les débits de lave en surface estimés grâce aux données satellitaires ont montré sur les dernières 24 heures des valeurs maximales à 35 m3/s lors des premières heures d’activité sur le nouveau point d’émission, puis des valeurs moyennes de 10 m3/s à partir de 18h le 9 avril. L’activité sismique est en très légère hausse mais reste faible avec 5 séismes volcano-tectoniques superficiels enregistrés sur les dernières 24h. Après l’arrêt de l’éruption le 3 avril, une inflation du volcan était enregistrée, mais depuis la reprise de l’activité le 8 avril, cette inflation semble avoir cessé.
Dans son bilan pour le mois de mars 2026, l’OVPF indique que le 3 avril 2026, l’éruption avait émis entre 22 et 28 millions de m3 de lave. En atteignant le littoral, la lave a gagné 8,5 hectares sur l’océan, mais la plate-forme subit les assauts des vagues. Avec 45,7 jours d’activité éruptive au 3 avril, cette éruption a été plus longue que la moyenne.
— Sinon, la préfecture rappelle dans un communiqué les risques liés à cette reprise d’activité il y a quelques jours :
"Le spectacle est impressionnant mais les dangers sont bien réels et toujours présents. Ne pas sous-estimez ces risques.
Risques de chute : les tunnels de lave peuvent s'effondrer sous le poids des personnes présentes sur les coulées.
Risque de brûlure en surface : même si la lave semble refroidie et solide, sa surface reste extrêmement chaude. À seulement, 75 m de la route, des températures allant jusqu'à 80°C ont été mesurées.
Risque extrême sous la surface : des tunnels de lave sont encore actifs et circulent à très haute température. Des mesures atteignant 275°C ont été relevées dans les cavités proches de la surface.
Risque aggravé en cas de pluie : le contact de l'eau de pluie avec la lave peut provoquer de violents dégagements de vapeur, dangereux et imprévisibles.
Ce n’est PAS un terrain de jeu. Chaque pas hors des zones sécurisées peut vous mettre en danger. Profitez du volcan, mais restez strictement sur les zones autorisées et respectez les consignes de sécurité."
source : OVPF et médias locaux
Vendredi 3 avril 2026
— Samedi 28 mars 2026 —
Depuis environ 15h heure locale, un trémor volcanique de faible amplitude est enregistré sur le Piton de la Fournaise. La source de ce signal est localisée sur le flanc sud-sud-est. Ce signal, encore faible, pourrait traduire une reprise de l’activité éruptive au niveau du dernier cône éruptif de l’éruption débutée le 13 février 2026.
19h40 : Les webcams de l’observatoire confirment l’arrivée du magma en surface au niveau dernier cône éruptif de l’éruption débutée le 13 février. Même si le trémor augmente depuis l’après-midi, il reste de très faible amplitude, indiquant que l’activité de dégazage et l’effusion demeurent très faibles. Cette observation est en accord avec les retours visuels montrant très peu de projections visibles au-dessus du cône.
— Dimanche 29 mars 2026 —
L’OVPF confirme que l’éruption débutée le 13 février 2026 a repris le 28 mars aux alentours de 15h heure locale. Un seul site éruptif est actif sur le flanc sud-sud-est, à 2056 m d’altitude, au niveau du cône formé entre les 13 février et 25 mars. Seule la coulée principale sud dans les Grandes Pentes est de nouveau alimentée. Au niveau du cône éruptif de faibles projections de lave sont observées. Le trémor éruptif (indicateur du flux de lave et de gaz) a augmenté progressivement en fin de journée hier avant de stabiliser puis de ré-augmenter légèrement en ce début de journée. En parallèle, une légère inflation de l’édifice a été enregistrée sur les trois derniers jours, témoignant de la remise en pression du réservoir de magma superficiel.
Cette nuit, au niveau du cône éruptif, un dégazage et de faibles projections de lave étaient observées. L’activité en tunnels de lave a également repris en aval du cône avec des résurgences visibles au niveau du champ de lave mis en place entre les 13 février et 25 mars 2026. Ces résurgences étaient de nouveau visibles dans les Grandes Pentes à partir de 23h42 le 28 mars sur le bras principal sud. Les débits en surface estimés à partir des données satellites ont indiqué, depuis la reprise d’activité, des valeurs inférieures à 4 m3/s. Enfin, avec la reprise de l’activité et la réalimentation des tunnels de lave, une réalimentation de la plateforme est possible, ainsi qu’une intensification du panache de gaz au point d’entrée à l’océan.
Le niveau d’Alerte est à 2.2 : l’éruption est confinée dans l’enclos où l’accès est interdit. Elle ne présente pas de menace directe pour la sécurité des biens et des personnes.
— Lundi 30 mars 2026 —
L’éruption débutée le 13 février 2026 et qui a repris le 28 mars continue. Un seul site éruptif est actif sur le flanc sud-sud-est du volcan, au niveau du cône formé entre les 13 février et 25 mars et où le niveau de lave est élevé avec des remous et débordements de lave récurrents associés à la remontée de bulles de gaz. Seule la coulée principale sud-est de nouveau alimentée. Une activité en tunnel de lave est bien développée avec de nombreuses résurgences bien visibles dans les Grandes Pentes. Hier après-midi, une résurgence s’est produite juste en amont de la RN2, déjà coupée par la lave le 13 mars, alimentant une coulée de quelques centaines de mètres et se superposant aux coulées déjà mises en place précédemment dans ce secteur. Les autres résurgences actives en amont de la RN2 se situaient à plus de 1 km de la RN2. Ce matin, des résurgences au niveau de la plateforme ont été observées.
La sismicité est restée faible sur les dernières 24h. L’inflation témoignant de la remise en pression du réservoir de magma superficiel a ralenti. L’intensité du trémor éruptif est relativement stable depuis le 29 mars. Les débits en surface, estimés à partir des données satellites ont indiqué depuis la reprise d’activité, des valeurs inférieures à 7 m3/s.
— Mardi 31 mars 2026 —
L’activité éruptive qui a repris le 28 mars se poursuit... avec du dégazage, des remous et débordements au niveau du site éruptif, la coulée principale sud-est de nouveau alimentée dans les Grandes Pentes et une réalimentation faible ou nulle de la plateforme via des tunnels de lave.
Le 30 mars, une plongée du de l’équipe BIOLAVE a montré les pillow-lavas (laves en coussin) mises en place lors de la première phase d’activité, mais aucune effusion de lave active.
Les instruments révèlent une légère hausse de la sismicité (14 séismes le 30 mars), une légère baisse du trémor depuis le 30 mars 16h heure locale et un arrêt de l’inflation de l’édifice volcanique. Les débits en surface, estimés à partir des données satellites ont légèrement augmenté en fin de journée hier avec des valeurs moyennes à 10 m3/s et un pic à 17m3/s.
— Mercredi 1er avril 2026 —
L’activité éruptive se poursuit au Piton de la Fournaise avec un seul site éruptif actif sur le flanc sud-sud-est, au niveau du cône formé du 13 février au 25 mars, la coulée principale sud-est à nouveau alimentée et une activité en tunnel de lave bien développée avec de nombreuses résurgences. Seul le bras sud du champ de lave est actif le long de la coulée qui a rejoint la mer le 16 mars, ainsi qu’un bras secondaire situé au sud de cette coulée, en amont de la route nationale 2.
L’augmentation de sismicité se confirme avec 91 séismes volcano-tectoniques superficiels le 31 mars. Une déflation de la zone sommitale témoignant de la dépressurisation du réservoir magmatique superficiel est observée. Le trémor éruptif reste stable, avec des variations d’amplitude, signes de probables variations d’intensité du dégazage. Les débits en surface estimés à partir des données satellites ont légèrement diminué depuis hier avec des valeurs inférieures à 8 m3/s.
— Jeudi 2 avril 2026 —
L’activité éruptive se poursuit avec un seul site éruptif actif sur le flanc sud-sud-est, au niveau du cône formé du 13 février au 25 mars, la coulée principale sud-est à nouveau alimentée et une activité en tunnel de lave avec de nombreuses résurgences. Seul le bras sud du champ de lave est actuellement actif le long de la coulée principale ayant rejoint la mer le 16 mars, ainsi qu’un bras secondaire au sud de cette coulée principale. Hier 1er avril, à 21h25, la RN2 a été de nouveau coupée par la lave, 300 m plus au sud du précédent point de coupure. Aucune résurgence n’a été observée sur la plateforme sur les dernières 24h et cette dernière ne semblait pas être alimentée.
Le trémor éruptif a montré une tendance à la baisse sur les dernières 24h. Une forte sismicité (70 séismes volcano-tectoniques superficiels le 1er avril) ainsi qu’une déflation de l’édifice, indiquant une dépressurisation du réservoir magmatique superficiel, sont toujours observées. Les débits en surface, estimés à partir des données satellites, sont en baisse sur les dernières 24h avec des valeurs inférieures à 5 m3/s.
— Vendredi 3 avril 2026 —
– Bulletin OVPF du 3 avril 2026, 00h40 heure locale : L’éruption du Piton de la Fournaise débutée le 13 février 2026 et qui avait repris le 28 mars, s’est arrêtée ce 3 avril 2026 à 00h10, heure locale. Le 2 avril à 22h20, l’amplitude du trémor éruptif a brusquement chuté avant de laisser place à un trémor intermittent (dit "gaz piston") de très faible amplitude, correspondant à un signal sismique discontinu probablement lié à de brèves phases de dégazage. Aucune hypothèse n’est écartée quant à l’évolution de la situation à venir : arrêt définitif, reprise de l'activité sur le même site, reprise de l'activité sur un autre site. À noter que le dégazage se poursuit au niveau du site éruptif et que des écoulements de lave restent visibles malgré l’arrêt de l’éruption, en raison de la vidange progressive des tunnels de lave. Le panache au niveau de la plateforme et les fumeroles sur les coulées peuvent rester actifs plusieurs jours à plusieurs semaines après la fin d’une éruption.
– Bulletin OVPF du 3 avril 2026, 21h25 heure locale : Depuis environ 20h40 heure locale, le 3 avril 2026, un trémor volcanique de faible amplitude est à nouveau enregistré. La source de ce signal est localisée sur le flanc sud-sud-est. Ce signal, encore faible, pourrait traduire une reprise de l’activité éruptive, probablement au niveau du dernier cône éruptif de l’éruption débutée le 13 février 2026. Si à l’heure actuelle il n’y a pas d’émission de lave en surface, la présence du trémor, signe d'une émission de gaz chauds et incandescents en surface, laisse envisager la possibilité d’une émission de lave à court terme.
– À noter que le séisme ressenti vendredi 3 avril 2026, à 03h39 heure locale, dans la partie nord de l’île de la Réunion n’a pas de lien avec l’éruption qui vient de se terminer au Piton de la Fournaise. L’OVPF explique que cet événement est isolé et d’origine tectonique. Son épicentre est localisé sur une faille située dans la lithosphère océanique sous l’édifice volcanique du Piton des Neiges.
source : OVPF
Jeudi 26 mars 2026
— Dimanche 22 mars 2026 —
Après plus d’un mois d’activité, l’éruption du Piton de la Fournaise débutée le 13 février 2026 montre toujours une belle énergie. Le 21 mars, l’OVPF enregistrait une forte hausse de la sismicité avec un trémor élevé laissant redouter l’ouverture de nouvelles fissures éruptives ; les débits de lave, en hausse, atteignaient des pics de plus de 30 m3/s. Deux bras de coulée principaux sont présents, le plus au nord étant toujours figé dans le bas des Grandes Pentes.
Au niveau de l’entrée de la lave en mer, la plateforme est alimentée par la coulée principale et un bras secondaire plus au sud. Avançant de plus de 140 m en mer, sa surface est d’environ 3,7 ha et son volume total émergé, estimé à 200 000 m3. Cette plateforme est instable et fragile : des explosions peuvent s’y produire en cas de déstabilisation car la lave (à plus de 1000 °C) passe sous la plateforme et son contact avec l’eau de mer est explosif. De plus, le panache de gaz s’échappant du front de la plateforme est toxique car il est composé de vapeur d’eau, d’acide chlorhydrique et de particules fines.
— Mardi 24 mars 2026 —
L’éruption se poursuit à partir du site éruptif sur le flanc sud-sud-est du volcan, mais l’OVPF fait état d’une nette baisse d’activité dans son bulletin du 24 mars 2026. Le champ de lave présente toujours deux bras principaux se divisant en bras secondaires. Seul le bras principal sud reste actif. C’est lui qui a traversé la RN2 le 13 mars, et a atteint l’océan le 16 mars 2026. La déflation de la zone sommitale semble s’être arrêtée. La sismicité est en nette régression. L’intensité du trémor volcanique, après avoir été relativement stable depuis le 22 mars, montre une baisse significative depuis quelques heures.
Au point de contact entre la lave et l’océan, la plateforme continue de s’élargir. Lors des dernières heures, l’alimentation en lave de la plateforme, après un parcours en tunnels, a faibli. De petits effondrements sont observés en bordure de la plateforme par l’action des vagues.
— Mercredi 25 mars 2026 —
Dans un bulletin de ce jour, l’OVPF annonce que l’éruption du Piton de la Fournaise, débutée le 13 février 2026 à 10h, s’est arrêtée le 25 mars 2026 aux alentours de 16h30 heure locale... ainsi que le laissaient pressentir les événements de ces dernières heures. Le trémor volcanique a présenté deux chutes successives le 25 mars à 09h50 heure locale puis à 13h45, avant de revenir à un niveau proche du bruit de fond sismique vers 15h. Un trémor résiduel a ensuite été observé jusqu’à sa disparition progressive des enregistrements vers 16h30.
Aucune hypothèse n’est écartée quant à l’évolution de la situation à venir (arrêt définitif, reprise d’activité sur le même site ou sur un autre site). Par le passé, des épisodes d’arrêt brutaux d’éruptions similaires ont étés observés où une reprise brutale de l’activité éruptive est survenue après une phase d’arrêt (comme lors de l’éruption d’août-octobre 2015).
Le dégazage se poursuit au niveau du site éruptif et des écoulements de lave peuvent rester visibles malgré l’arrêt de l’éruption, en raison de la vidange progressive des tunnels de lave. Le panache lié à l’entrée en mer des coulées et les fumeroles sur les coulées peuvent rester actifs plusieurs jours à plusieurs semaines après la fin d’une éruption.
— Jeudi 26 mars 2026 —
L’un des faits marquants de cette éruption qui a pris fin le 25 mars (même si une reprise d’activité ne peut être exclue) a été, à partir du 13 mars 2026, la traversée de la RN2 par la lave entre Sainte-Rose et Saint-Philippe. Aujourd'hui, 350 m de chaussée sont recouverts de lave, celle-ci s'étant étalée sur le bitume même entre deux bras de coulée distincts.
Suite à cet événement, les usagers de cette route que certains empruntaient quotidiennement sont contraints de passer par la route des Plaines ou de faire le tour de l’île par le littoral. En 2007, la dernière fois que cette situation s’est présentée, il a fallu huit mois avant de pouvoir emprunter à nouveau cette route.
Les personnes bloquées par la lave devront s’armer de patience car la RN2 ne sera pas accessible de sitôt. Il faudra attendre 1) d’être sûr que l’éruption est bien terminée, et 2) que la lave est suffisamment refroidie pour entamer des travaux de réfection de la chaussée, et la débarrasser des mètres cubes de matière déversés par le volcan. Même si la lave, noire en surface, semble refroidie, à l’intérieur de la coulée, sa température est de plusieurs centaines de degrés.
Aussi, avant de voir les pelleteuses à l’œuvre, plusieurs semaines, voire plusieurs mois, seront nécessaires pour que la coulée refroidisse complètement et puisse être évacuée. Les agents de la Direction des Routes pourront alors intervenir et casser cette matière extrêmement dure à l’aide d'un brise-roche. Une fois la lave évacuée et la surface de la route aplanie, la réouverture pourra se faire d’abord sur une piste provisoire, qui sera goudronnée dans un second temps.
Si la couche de lave est fine, ces opérations pourraient prendre un ou deux mois après la fin de l’éruption. En revanche, si elle est similaire à celle de 2007, les travaux pourraient durer jusqu’à huit mois. Reste à voir si l’éruption, qui s’est arrêtée mercredi soir, reprendra dans les prochains jours ou en restera là pour cette fois.
source : OVPF, Réunion la 1ère
Vendredi 20 mars 2026
— Lundi 16 mars 2026 —
Sur le Piton de la Fournaise, la lave, après être restée figée le 15 mars à environ 150 m du littoral, a finalement atteint l’océan ce 16 mars 2026 vers 00h20. Cela faisait 19 ans que cela ne s’était pas produit, les fois précédentes datant de 1977, 2004 et 2007. Dans son bulletin du 16 mars 2026, l’OVPF indique que le champ de lave émis depuis le site éruptif présente deux bras principaux. Le front du bras nord reste figé à environ 2,6 km de la RN2, à une altitude d’environ 660 m. Le bras sud s’est divisé en plusieurs bras secondaires, qui poursuivent leur progression, à des vitesses variables liées à la topographie et à la végétation rencontrées. En amont de la route, plusieurs résurgences et des nouveaux bras secondaires de coulées sont observés côté sud. En soirée, le bras le plus proche se situait à environ 2,1 km de la RN2.
— Mardi 17 mars 2026 —
L’entrée de lave dans le secteur du Grand Brûlé est assez réduite et ne présente pas de risques élevés... mais cela pourrait changer si le débit effusif augmentait. Les médias locaux signalent que le 16 mars 2026 le système de surveillance de qualité de l’air a détecté dans la zone de Bourg Murat un dépassement temporaire du seuil d’alerte sanitaire pour le SO2 dont les concentrations ont dépassé le niveau d’alerte de 500 µg/m3 par heure pendant trois heures consécutives, avec une moyenne horaire de 593 µg/m3 et un pic à 673 µg/m3 avant de revenir à des niveaux inférieurs. Lors d’une éruption, la qualité de l’air autour d’un volcan peut évoluer en fonction de son activité et des conditions météorologiques. Des concentrations élevées de gaz volcaniques sont alors susceptibles d’affecter les personnes souffrant de problèmes respiratoires. Il est conseillé aux personnes concernées de limiter leurs activités physiques intenses en extérieur.
— Vendredi 20 mars 2026 —
Dans son bulletin du jour, l’OVPF rappelle que l’éruption débutée le 13 février 2026 se poursuit. Un site éruptif reste actif sur le flanc sud-sud-est du volcan à 2056 m d’altitude avec un cône formé par accumulation des projections. L’activité en fontaine de lave a repris sur le site éruptif avec des projections à une dizaine de mètres de hauteur au-dessus du cône, visibles depuis le Piton de Bert.
Le champ de lave émis depuis le site éruptif dessine deux bras principaux. Depuis le 18 mars, le bras nord est à nouveau alimenté par une coulée qui se trouvait ce matin à 9h10, heure locale, en bas des Grandes Pentes à 690 m d’altitude. Le bras sud après s’être divisé en plusieurs bras secondaires, a traversé la route nationale 2 (RN2) le 13 mars et atteint l’océan le 16 mars vers 00h20. En amont de la route, plusieurs résurgences et bras secondaires de coulées sont visibles dont un au sud du bras principal qui continue sa progression vers la RN2. Plusieurs bras secondaires se sont aussi formés en aval de la RN2 avant l’arrivée de la coulée à l’océan. Un de ces bras secondaires a atteint la mer entre le 18 soir et le 20 mars 2026 au niveau du bord sud de la plateforme de la coulée principale.
Au point de contact entre la lave et l’océan, une plateforme continue à se former et s’élargir, résultant de l’accumulation de coulées de lave et de particules fines issues de la fragmentation de la lave. Les observations OVPF faites le 19 mars indiquent que la plateforme a progressé d’environ 129 m sur l’océan sur une largeur d’environ 665 m le long de la cote préexistante. Cette plateforme s’élève à une hauteur maximum d’environ 6 m au-dessus de l’océan et représentait un volume émergé d’un peu moins de 200 000 m3 de lave le 19 mars (estimations encore à confirmer).
Au niveau de l’entrée de la lave dans l’océan, un panache, principalement constitué de vapeur d’eau, acide chlorhydrique (HCl) et particules fines, est présent. Lorsque la lave, à une température d’environ 1130 °C, entre en contact avec l’eau de l’océan riche en chlorure de sodium, un aérosol acide constitué de fines gouttelettes en suspension se forme. Ce panache contient aussi des particules de lave pulvérisée et des fragments de verre volcanique pouvant être transportés sur des centaines de mètres à kilomètres sous l’effet des vents et peut présenter un caractère irritant et corrosif pour les voies respiratoires, la peau et les yeux.
Par ailleurs, le contact brutal entre la lave et l’eau peut générer des explosions localisées avec projections de matériaux en fusion et jets de vapeur à haute température. Des explosions pourraient aussi se produire en cas de déstabilisation de la plateforme composée d’une accumulation de coulées de lave et de fragments rocheux et qui reste instable et fragile. Enfin, des circulations de lave en tunnel se sont développées au niveau de la plateforme. A la surface des zones durcies, la température reste supérieure à 100°C. Un survol par drone effectué le 20 mars vers 10h montre des remontées d’eau chaude au large de la plateforme qui suggèrent la formation de coulées sous-marines en pillow-lava.
La hausse de l’activité sismique est désormais bien marquée, avec plus de 130 séismes volcano-tectoniques détectés le19 mars. Ces séismes localisés au-dessus du réservoir superficiel sont de très faible magnitude. La déflation de la zone sommitale est maintenant bien marquée et suggère une dépressurisation du réservoir magmatique superficiel.
Depuis le 14 mars, une augmentation significative du trémor éruptif est observée, accompagnée de phases intermittentes de type « gaz piston ». Ces signaux traduisent un dégazage pulsé dans le conduit, lié à la remontée de poches de gaz via le magma toutes les 5 à 10 minutes. En surface, ce dégazage intermittent se traduit par une alternance d’activité en fontaines de lave suivie de phases plus calmes sans projections visibles.
L’intensification du trémor est corrélée à une hausse des flux de SO2 mesurés par satellite et le réseau NOVAC de l’OVPF au sol depuis le 15 mars, suggérant une augmentation de l’activité de dégazage. Depuis le 18 mars, une augmentation des débits estimés par données satellitaires est aussi observée avec des valeurs maximales de 22 m3/s atteintes le 20 mars. Ces valeurs peuvent être sous-estimées en raison notamment des conditions météorologiques, des écoulements en tunnels de lave, ou de l’entrée de la coulée en mer, qui limitent la détection du rayonnement thermique.
Depuis les 14–15 mars, une augmentation progressive de l’activité éruptive, marquée par une hausse du trémor et des flux éruptifs (SO2 et débit de lave), suggèrent une intensification de l’alimentation du système en surface. De plus, les données GNSS indiquent une déflation sommitale traduisant le début d’une dépressurisation du réservoir magmatique superficiel.
Depuis le 18 mars, cette évolution s’accompagne d’une reprise de la sismicité sommitale, avec jusqu’à plusieurs dizaines de séismes par heure sur les dernières 24 heures. Cette sismicité est actuellement interprétée comme un réajustement du champ de contraintes en réponse à la dépressurisation du réservoir. Dans l’ensemble, ces observations pourraient être cohérentes avec une phase initiale de dépressurisation du système superficiel, accompagnée d’une réponse mécanique de l’édifice et d’une augmentation de l’activité éruptive en surface, bien que certains signaux restent à consolider.
Dans ce contexte, l’ouverture de nouvelles fissures éruptives n’est pas exclue.
source : OVPF, Réunion la 1ère, médias locaux
Vendredi 13 mars 2026
— Mercredi 11 mars 2026 —
L’éruption au Piton de la Fournaise commencée le 13 février 2026 se poursuit. Presque un mois après la sortie de la lave sur le flanc sud-sud-est du volcan, les coulées actives se concentrent sur le bras sud.
Le 11 mars au matin, le front actif se trouvait à un peu plus de 1,1 km de la RN2, et montrait une accélération dans sa propagation sur les dernières 24 heures. D’après l’OVPF, le front de coulée avance désormais à près de 30 m/h, au lieu de 19 m auparavant. Mais il est impossible de prédire précisément si et quand la route pourrait être coupée. Dans l’après-midi, le front de coulée du bras sud, seul bras actif ces derniers jours, s’est figé à 975 m de la RN2, à 325 m d’altitude. Cette situation était due à une baisse rapide du trémor éruptif peu avant 9h. Les débits de lave dans les tunnels ont eux aussi baissé, ne permettant plus d’alimenter les coulées actives dans les Grandes Pentes. L’OVPF note que d’autres petits bras de coulées sont toujours actifs, mais qu’ils sont localisés plus haut, 200 m en amont du front désormais figé.
Une nouvelle webcam permet de mieux voir les coulées sur les Grandes Pentes.
— Jeudi 12 mars 2026 —
L’éruption du Piton de la Fournaise se poursuit. Après la pause du 11 mars, le front de coulée actif a repris sa progression cette nuit. Ce matin, 12 mars, à 4h30 heure locale il se situait à environ 700 m de la RN2.
Le préfet de La Réunion a décidé la fermeture de la route nationale 2, à l’approche du front de coulée de l’éruption du Piton de la Fournaise. Dès 15h ce jeudi 12 mars 2026, il sera impossible de circuler de Saint-Philippe à Sainte-Rose et inversement, en passant par la RN2. Les autorités ont par ailleurs prévu des points de retournement à ces endroits. Les piétons et cyclistes pourront accéder à la route au-delà de ces points de retournement, du moins jusqu’à une zone d’exclusion qui sera matérialisée par des barrières. L’accès est strictement interdit au-delà de ces barrières, en raison des risques liés à la proximité de la coulée, aux émanations de gaz nocifs, et aux instabilités du terrain. L’accès à l’Enclos reste strictement interdit.
Vers midi, heure locale (9h en métropole), le front de coulée continuait sa progression. Il était à 360 m de la RN2. D’après l’OVPF, ce matin, le front de coulée progressait à une vitesse comprise entre 25 et 40, voire 50 m/h. La RN2 pourrait être atteinte en fin de journée ou début de nuit. La dernière fois qu’une coulée de lave a traversé la RN2 remonte à 2007.
À 19h, le front de coulée se trouvait à une centaine de mètres de la route, mais sa progression avait fortement ralenti. Vers minuit, il n’avançait plus.
— Vendredi 13 mars 2026 —
Comme le 11 mars 2026 et malheureusement pour les habitants de Sainte-Rose et Saint-Philippe, la pause de la progression de la coulée en provenance des Grandes Pentes a été de courte durée et la lave a atteint la RN2 entre les deux localités ce 13 mars vers 6h du matin (heure locale). Cela faisait 19 ans qu’un tel événement ne s’était pas produit lors d’une éruption du volcan.
Vers 8h, le premier bras de coulée a fini par franchir entièrement la route, une traversée très rapide puisque, selon la presse locale, elle a duré une quinzaine de secondes seulement. Un second bras de coulée a coupé la RN2, une demi-heure plus tard. Ce front est actuellement 60 m en aval de la route, à 670 m de l’océan. Le Préfet précise que la coulée présente une quinzaine de mètres de largeur et 1,50 m de hauteur.
Arrivé sur place, le Préfet s’est assuré que toutes les normes de sécurité étaient en place. Il a autorisé quelques personnes à s’approcher rapidement de la coulée, puis a fait reculer les barrières de protection. En effet, un troisième bras de coulée descendant les Grandes Pentes pouvait prendre au piège les présents. Le Préfet a tout de même veillé à ce que les barrières soient installées à des endroits d’où les gens pourront quand même apercevoir la lave. Pour accéder aux barrières d’exclusion, il est impératif de rester sur la RN2. Toute sortie de la route, que ce soit côté montagne ou côté mer, afin de se rapprocher de la lave, est strictement interdite.
Pour éviter les risques de collision avec d’autres aéronefs, l’utilisation de drones dans l’Enclos et jusqu’à 1000 m en mer est strictement interdite. Tout drone non autorisé fera l’objet d’une verbalisation.
Des scientifiques de l’OVPF ont réalisé des prélèvements de lave. Sur le plan volcanologique, les instruments de surveillance indiquent que l’inflation de l’édifice volcanique se poursuit, signe d’une alimentation toujours active du système magmatique. La sismicité reste faible.
L’OVPF précise ce matin que le front de coulée est actuellement estimé à environ 700 m de l’océan, et que d'autres bras de coulées vont probablement franchir la route dans la journée.
Vers 15h, heure locale (12h heure métropole), le site "Réunion la 1ère" indiquait que ce vendredi 13 mars 2026 à 13h (heure locale) trois bras de coulée avaient traversé la RN2 entre Saint-Philippe et Sainte-Rose. Le premier a surgi de la végétation peu après 6h et a traversé la route rapidement, en une vingtaine de secondes. Un second bras de coulée l’a imité peu après, plus près des barrières de sécurité, et a pu être aperçu du public. Enfin, le troisième bras de coulée, le plus au nord, a franchi la route du côté Sainte-Rose. Le bras de lave du milieu, le premier à avoir traversé la route ce matin, se trouvait à environ 550 m de la mer à 12h30. Ce sont donc trois bras de coulées qui ont traversé la RN2 sur une largeur de 260 m environ d’après l'OVPF.
À noter que la commune de Saint-Philippe a mis en place un système de navettes gratuites circulant entre le parking du champ de foire de Basse-Vallée et le Grand Brûlé, entre 17h et minuit. Il est demandé aux visiteurs se rendant sur la RN2 d’emprunter ces navettes, afin de réduire un peu le trafic sur place. Une société de remorquage a été sollicitée pour mettre fin au stationnement anarchique de certains véhicules.
source : OVPF, Réunion la 1ère, Presse locale
Vendredi 6 mars 2026
– Dimanche 1er mars 2026 –
D’après l’OVPF, l’éruption du Piton de la Fournaise, débutée le 13 février 2026, se poursuit. Un seul site éruptif reste actif sur le flanc sud-sud-est du volcan avec des fontaines toujours visibles depuis le Piton de Bert. Le cône qui était en cours d’édification par accumulation progressive des projections de lave s’est fermé latéralement. Avec cette fermeture, une importante activité en tunnel de lave est désormais établie en aval du cône. Les résurgences de coulée et les parties actives aériennes de la coulée se concentrent en aval du site éruptif et en amont du cassé des Grandes Pentes où le champ de lave s’élargit et s’épaissit. Le front de la coulée de lave reste figé dans la partie basse des Grandes Pentes à environ 2,6 km de la route nationale 2 et à une altitude de 660 m.
Comme lors des jours précédents, l’activité sismique reste faible. La reprise de l’inflation de l’édifice volcanique observable sur les stations GNSS sommitales et à la base du cône, semble se confirmer et indiquer une remise en pression du système d’alimentation magmatique, vraisemblablement liée à une recharge en magma du réservoir superficiel. Le trémor éruptif (indicateur d’émission de lave et de gaz en surface) reste relativement stable et de faible amplitude, avec une légère augmentation sur les dernières 24h. La probabilité d’ouverture de nouvelles fissures éruptives reste faible à court terme. Mais, les premiers signes d’une possible re-pressurisation pourraient augmenter cette probabilité.
Les débits de lave en surface estimés à partir des données satellites ont indiqué, lors des dernières 24h, des valeurs comprises entre 1 et 10 m3/sec, des estimations qui peuvent varier en fonction de la couverture nuageuse.
Pour rappel, par lors d’éruptions passées, des fissures éruptives se sont ouvertes sans signaux avant-coureurs, comme par exemple en août 1998, juillet 1999, octobre 1999, décembre 2006 et mars 2019. En effet, la propagation du magma à faible profondeur peut se produire de manière asismique notamment lorsque le magma est déjà dégazé.
Le niveau d’Alerte 2.1 correspondant à une éruption confinée à l’Enclos est maintenu. L’accès à l’Enclos reste interdit.
– Mercredi 4 mars 2026 –
Le 4 mars, l’OVPF signale que depuis la veille un nouveau bras de coulée (un peu plus au sud que la branche de coulée figée dans les Grandes Pentes) a franchi le cassé des Grandes Pentes et était visible dans la partie haute des Grandes Pentes, un bras de coulée qui, ce matin, était beaucoup moins actif.
Les débits en surface, estimés à partir des données satellites ont indiqué, lors des dernières 24h, des valeurs comprises entre 1 et 12 m3/sec. Depuis le début de l’éruption, environ 10 millions de m3 de lave ont été émis en surface.
– Vendredi 6 mars 2026
L’éruption se poursuit avec un seul site éruptif actif sur le flanc sud-sud-est du volcan, visible depuis le Piton de Bert. Peu de projections dépassent désormais la hauteur du cône éruptif maintenant bien formé.
Avec la fermeture latérale du cône, une activité importante en tunnel de lave est désormais établie. Depuis le 3 mars, les coulées sont de nouveau visibles dans la partie haute des Grandes Pentes, des coulées qui se développent à la fois en gratons (aa) et en lave cordée (pāhoehoe) à la sortie des tunnels actifs. Dans les Grandes Pentes, le front de la coulée la plus en aval reste figé à environ 2,6 km de la route nationale 2 et à une altitude de 660 m.
L’activité sismique reste faible et la reprise d’inflation de l’édifice est désormais bien établie.
source : OVPF
Dimanche 1er mars 2026
L’éruption du Piton de la Fournaise débutée le 13 février, se poursuit. Un seul site éruptif reste actif sur le flanc sud-sud-est du volcan, avec des fontaines de lave toujours visibles depuis le Piton de Bert et la formation progressive d’un cône maintenant fermé latéralement. Avec la fermeture latérale de ce cône, une importante activité en tunnel de lave est désormais établie en aval avec des résurgences de coulées concentrées en aval du site éruptif et en amont du cassé des Grandes Pentes où le champ de lave s’élargit et s’épaissit. Le front de la coulée de lave, quant à lui, reste figé à une altitude de 660 m, à environ 2,6 km de la RN 2 qui n’est pas menacée.
Depuis quelques jours une reprise de l’inflation de l’édifice volcanique est observée. Cela signifie probablement une remise en pression du système d’alimentation magmatique, liée à une recharge en magma du réservoir superficiel.
Le trémor éruptif reste globalement faible et stable, avec des fluctuations d’amplitude observées de façon périodique. La probabilité d’ouverture de nouvelles fissures éruptives reste donc faible à court terme mais l’OVPF invite à la vigilance. Les débits de lave en surface sont estimés entre 1 et 19 m3/s. Le 24 février 2026, environ 7 millions de m3 de lave ont été émis depuis le début de l’éruption.
La baisse de la sismicité sommitale se confirme ; un seul séisme sommital ayant été observé depuis le 22 février. Il est donc peu probable que l’on assiste à l’ouverture de nouvelles fissures. De plus, la phase de déflation de la zone sommitale liée à la vidange du réservoir magmatique superficiel alimentant le site éruptif est désormais terminée.
L’Enclos reste interdit d’accès.
source : OVPF
Mardi 17 février 2026
— Dimanche 15 février 2026
L’éruption du Piton de la Fournaise se poursuit tranquillement sur le flanc sud-sud-est du volcan. Quand l’éruption a débuté le 13 février 2026, le front de coulée a dévalé les pentes relativement rapident et la lave a atteint les Grandes Pentes en fin d’après-midi. Puis, le débit éruptif a fortement ralenti. Il était estimé dans la nuit entre 2 et 19 m3/sec. Entre 22 h et 6h du matin, la lave avait parcouru 300 m et le 14 février à 5 h du matin elle se situait à 3 km de la RN2, la Route des laves. il est peu probable qu’elle atteigne cette route mais il faut rester vigilant car l’observatoire enregistre toujours une sismicité sous le volcan.
Dans un bulletin émis le 14 février, l’OVPF explique que l’éruption actuelle se situe dans un contexte de réactivation du Piton de la Fournaise observée depuis novembre 2025. Ce contexte inclut une pressurisation du réservoir magmatique superficiel traduite par la hausse de la sismicité et l’inflation de l’édifice volcanique. Plusieurs intrusions magmatiques ont été observées, avec des éruptions avortées et une première sortie de lave du 18 au 20 janvier 2026.
À noter que la durée entre le début de la crise sismique et le début de l’éruption du 13 février fut très courte (env. 35 min selon l’OVPF) et n’a pas permis d’alerter les randonneurs se trouvant alors sur le volcan. Selon l’observatoire, cette durée très brève est typique d’une éruption qui débute à proximité du sommet. Le réservoir magmatique étant localisé sous la zone sommitale, le magma parcourt une distance relativement courte (moins de 2 km). Les éruptions plus éloignées du sommet sont généralement précédées de crises sismiques plus longues.
— Lundi 16 février 2026
L’OVPF indique ce matin que l’éruption du Piton de la Fournaise continue. Une seule bouche éruptive reste active sur le flanc sud-sud-est, avec des fontaines de lave d’environ 15 m de hauteur. Le 15 février 2026, l’effondrement d’un ancien cône à proximité du site éruptif a généré de petites coulées pyroclastiques.
Faute d’une alimentation suffisante, le front de coulée, qui se trouve dans la partie basse des Grandes Pentes, à environ 2,6 km de la RN2, n’avance plus et ne menace donc pas cette route.
L’intensité du trémor éruptif a augmenté le 15 février dans l’après-midi, puis a légèrement diminué au cours de la nuit. Une sismicité persistante sous le sommet indique que le système reste sous pression.
— Mardi 17 février 2026
L’éruption du Piton de la Fournaise se poursuit paisiblement, comme le montre la faible amplitude du trémor éruptif qui poursuit régulièrement son déclin. Une seule bouche éruptive reste active sur le flanc sud-sud-est, avec un cône en formation d’env. 15 m de hauteur. L’OVPF précise que ce cône reste ouvert, permettant à la lave de s’écouler librement. Le front de coulée est toujours figé à environ 2,6 km de la RN2 qui n’est pas menacée.
Une sismicité persistante est enregistrée sous le sommet, signe que le système reste sous pression et que le volcan n’a peut-être pas dit son dernier mot.
Dans la mesure où l’éruption n’est pas terminée, l’Enclos reste fermé au public.
source : OVPF
Samedi 14 février 2026
— Vendredi 13 février 2026 – 10 heures heure locale (7 heures heure métropole) —
Ce n’est pas vraiment une surprise car la sismicité persistait depuis l’éruption de janvier 2026, le Piton de la Fournaise est de nouveau entré en éruption ce vendredi 13 février 2026 au matin, comme en attestent les images des webcams de l’OVPF. Des coulées de lave et des panaches de fumée étaient bien visibles depuis la caméra du Piton de Bert. L’observatoire précise : « suite à la crise sismique débutée à 09h25 heure locale le 13 février 2026, le trémor volcanique, synonyme d’arrivée du magma à proximité de la surface, est enregistré depuis 10h environ. »
Selon l’Observatoire, « au moins deux fissures éruptives » se sont ouvertes sur la partie plutôt haute du sommet du volcan. Au début de l’éruption, le débit était d’environ 60 m3/seconde, selon les données satellitaires,
Selon la préfecture de La Réunion, l’éruption se déroule au sud du cratère Dolomieu. L’accès à l’Enclos est bien sûr interdit. Le préfet de La Réunion a déclenché l’alerte 2.1 ORSEC volcan.
Suite à l’éruption du 18-20 janvier 2026, l’activité sismique sous le volcan et l’inflation de l’édifice se poursuivaient et indiquaient une mise en pression du système d’alimentation magmatique superficiel. Une injection de magma vers la surface a donc eu lieu et a abouti au déclenchement de l’éruption actuelle.
L’éruption a surpris l’observatoire et des randonneurs. Selon Réunion la 1ère, à 10h, lorsque le Piton de la Fournaise est entré en éruption, plusieurs randonneurs se trouvaient au sommet du volcan et ont dû être évacués par hélicoptère. Un couple a ressenti les signes avant-coureurs de l’éruption, mais n’a pas su les interpréter. Une détonation a accompagné les premières fontaines de lave.
— 13 février 2026 – 16 heures (heure locale) —
D’après l’OVPF, ce sont 4 fissures qui se sont ouvertes sous le sommet du volcan. Depuis 15h (heure locale), l’activité éruptive est principalement concentrée sur la fissure 4, avec encore des émissions de lave au niveau de la fissure 1. Les fissures 2 et 3 sont désormais inactives. A 13h (heure locale), le front de coulée se situait à environ 1500 m d’altitude.
— 13 février 2026 20 heures, heure locale —
Les images de la webcam du Piton de Bert montre que l’éruption continue et que la fissure 4 est encore bien active.
Plusieurs photos et vidéos de l’éruption sont visibles sur le site web de Réunion la 1ère.
— D’un point de vue pratique —
L’éruption n’est pas visible depuis le pas de Bellecombe où l’accès à l’Enclos est formellement interdit. Elle est visible depuis le Piton de Bert et nécessite environ une heure de marche aller et autant pour le retour.
Afin de permettre un accès du public à la zone dans les meilleures conditions de sécurité, et éviter la situation chaotique du mois de janvier, le préfet a décidé de la mise en place d’un dispositif de gestion de la circulation et du stationnement encadré, par la gendarmerie nationale en lien avec la commune du Tampon. À ce titre, le stationnement sur la route forestière n°5 du Volcan sera toléré sur un seul côté sous le contrôle des forces de l’ordre, afin de permettre le maintien d’un axe d’évacuation des véhicules et le passage des véhicules de secours.
Le préfet appelle les visiteurs à respecter la signalisation, les consignes des forces de l’ordre et à ne pas stationner en dehors des zones tolérées.
—Samedi 14 février 2026 à 6h30 (heure locale) —
L’OVPF indique que l’éruption se poursuit. Il ne reste plus qu’une seule fissure active, celle située près du Piton Morgabim sur le flanc sud-sud-est du volcan. Le 13 février en fin d’après-midi, les coulées de lave ont atteint les Grandes Pentes. Le front de coulée se propage très lentement, avec une avancée d’environ 300 m entre 22h et 6h (heure locale). Il se situait à environ 3 km de la RN2 ce matin (heure locale).
L’intensité du trémor éruptif a diminué de moitié depuis le début de l’éruption et est relativement stable sur les dernières 4h. Le débit éruptif était estimé pendant la nuit entre 2 et 19 m3/sec.
L’OVPF précise que la persistance d’une activité sismique n’exclut pas l’ouverture de nouvelles fissures dans les prochaines heures, notamment plus en aval.
source : OVPF, Préfecture de la Réunion, Réunion la 1ère
Dimanche 8 février 2026
Dans un communiqué diffusé le 7 février 2026, l’OVPF indique que depuis la fin de l’éruption du 20 janvier 2026, une activité sismique persiste sous le sommet du Piton de la Fournaise. Ainsi, le 6 février, 343 séismes volcano-tectoniques de très faible magnitude (inférieure à M1,0) ont été enregistrés, principalement lors d’un essaim entre 3h et 4h du matin (heure locale). Cet essaim sismique s’est accompagné d’une très faible déformation du sol, signe qu’une petite intrusion de magma a eu lieu. Toutefois, son intensité et sa distance de propagation étaient bien inférieures à celles du 5 décembre 2025 et du 1er janvier 2026.
Selon l’observatoire, « cette activité montre que le système d’alimentation du volcan reste sous pression. Ce processus de pressurisation du réservoir superficiel peut se poursuivre pendant plusieurs jours à plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avant qu’une nouvelle injection de magma ne se produise vers la surface ; il peut également s’interrompre sans conduire, à brève échéance, à une éruption. »
Le Piton de la Fournaise reste en niveau d’alerte Vigilance. L’Enclos reste ouvert au public, avec toutefois certaines restrictions d’accès.
source : OVPF
Vendredi 30 janvier 2026
Suite à l’arrêt de l’éruption du Piton de la Fournaise le 20 janvier 2026, l’activité sismique s’est stabilisée. Des fumerolles composées essentiellement de vapeur d’eau sont encore observées.
Dans ces conditions, le préfet de La Réunion a décidé de rouvrir l’accès à l’Enclos avec certaines restrictions. L’accès à la partie haute de l’Enclos n’est possible que sur les sentiers balisés. La dernière éruption a rendu impraticable le sentier Kapor qui est interdit.
source : Préfecture de la Réunion
Vendredi 23 janvier 2026
— Mardi 20 janvier 2026 —
L’éruption du Piton de la Fournaise, débutée dimanche 18 janvier 2026 vers 19h45 (heure locale), s’est arrêtée aux alentours de 5h le mardi 20 janvier, avec l’arrêt du trémor. Des émanations de gaz sont cependant toujours observées ainsi que des rougeoiements sur le champ de lave en cours de refroidissement. Les premières estimations montrent que moins de 1 million de m3 de lave a été émis depuis le début de l’éruption.
Pour l’OVPF, aucune hypothèse n’est écartée quant à l’évolution de la situation (arrêt définitif de l’éruption, reprise de l’activité sur le même site, reprise de l’activité sur un autre site) car l’activité sismique reste soutenue, avec une moyenne de 10 séismes par heure localisées sous la zone sommitale qui indique que le système d’alimentation superficiel du volcan reste sous pression. De nouvelles ouvertures de fissures restent donc possibles.
Le niveau d’alerte reste à 2-1 : éruption dans l'enclos, sans menace particulière pour les personnes, les biens ou l'environnement
— Vendredi 23 janvier 2026 —
Suite à l’arrêt de l’éruption le 20 janvier 2026, une activité sismique est toujours enregistrée sous le sommet du volcan mais celle-ci est en diminution et est passée d'environ 300 séismes volcano-tectoniques enregistrés le 19 janvier à une trentaine les 21 et 22 janvier. "Ces séismes restent localisés entre 1 et 2,5 km de profondeur sous la bordure nord de la zone sommitale du volcan. En parallèle, des séismes de type longue période (LP) sont toujours enregistrés." Cette activité sismique indique que le système d’alimentation superficiel du volcan reste sous pression, mais, sans pouvoir prévoir à ce stade, si le processus de pressurisation va se poursuivre pendant plusieurs jours à plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avant qu’une nouvelle injection de magma ne se produise vers la surface ou va s’interrompre sans conduire, à brève échéance, à une éruption.
Si le niveau d’alerte actuel reste à 2.1, un passage en phase de sauvegarde est préconisé. Aussi, "le préfet de La Réunion a décidé de déclencher la phase de sauvegarde aménagée et de maintenir l’interdiction d’accès à la partie haute de l’enclos ainsi qu’aux grandes pentes. En revanche, la partie basse de l’enclos est de nouveau accessible au public. La RN2 et ses abords restent également ouverts".
source : IPGP-OVPF, médias locaux
Lundi 19 janvier 2026
— Dimanche 18 décembre 2026, 17h heure locale (13h heure TU) —
L’OVPF diffuse un premier bulletin signalant que "depuis environ 16h34 heure locale, une crise sismique est enregistrée sur les instruments de l'Observatoire Volcanologique du piton de la Fournaise. Cette crise sismique est accompagnée de déformation rapide. Ceci indique que le magma est en train de quitter le réservoir magmatique et se propage vers la surface. Une éruption est probable à brève échéance dans les prochaines minutes ou heures." Le niveau d’alerte recommandé est Alerte 1 : "éruption probable ou imminente".
— Dimanche 18 décembre 2026, 19h55 heure locale (15h55 heure UTC) —
Un second bulletin informe que suite à la crise sismique débutée à 16h34 heure locale, le trémor volcanique, signe d’arrivée du magma près de la surface, est enregistré depuis 19h42 environ. « L’analyse des données et les observations depuis nos caméras montrent que la ou les fissures éruptives se sont ouvertes sur le flanc nord du volcan, à l’intérieur de l’enclos." Les premières images de l’éruption sont visibles à 19h48 sur la webcam de l’OVPF située au Piton Partage. Une éruption est en cours. Le niveau d’alerte recommandé devient Alerte 2-1.
En conséquence, un communiqué de presse annonce que le préfet a déclenché la phase d’alerte 2.1 du dispositif spécifique ORSEC volcan : "éruption dans l’enclos sans menace particulière pour la sécurité des personnes, des biens ou de l’environnement". L'accès du public à l’ensemble de l'enclos du piton de la Fournaise (parties haute et basse, grandes pentes), que ce soit depuis le sentier du Pas de Bellecombe ou depuis tout autre sentier, est interdit jusqu’à nouvel ordre. À ce stade la RN 2 reste ouverte.
— Dimanche 18 décembre 2026, 21h45 heure locale (17h45 heure UTC) —
Un troisième bulletin confirme la poursuite de l’éruption débutée ce jour au piton de la Fournaise. Suite à l’ouverture d’une première fissure entre 19h45 et 19h48 heure locale, trois autres fissures se sont ouvertes : deux nouvelles fissures plus en aval de la première entre 20h33 et 20h48 et une quatrième plus en amont vers 20h54. Ces fissures restent localisées dans l’enclos Fouqué sur le flanc nord du cône terminal du piton de la Fournaise. La fissure la plus en aval se situe approximativement à 700 m de la bordure nord de l’enclos Fouqué. Mais la persistance d’une activité sismique laisse supposer que de nouvelles fissures pourraient s’ouvrir dans les prochaines heures, notamment plus en aval.
— Lundi 19 décembre 2026, 10h heure locale (6h heure TU) —
Un nouveau bulletin confirme que l’éruption débutée le 18/01/2026 vers 19h45 se poursuit. "Ce matin trois fissures étaient toujours actives même si la fissure adossée au Piton Jacob montrait des signes d’affaiblissement. Sur les deux fissures les plus actives, un cône était en cours d’édification par retombées des projections de lave. La hauteur des fontaines de lave était faible, n’excédant pas 20 m de hauteur. A 6h28 le front de coulée se trouvait à 600 m environ du cassé des Grandes Pentes. Les coulées de lave, composées essentiellement de lave en graton, ne progressaient que très lentement."
Concernant la sismicité, le bulletin précise que depuis hier 21h (heure locale) "l’amplitude du trémor est à la baisse même si une stabilisation semble se dessiner sur les deux dernières heures. L’activité sismique reste soutenue, avec une moyenne de 10 séismes par heure. De nouvelles ouvertures de fissures restent ainsi possibles, notamment plus en aval." Les estimations de débit de lave établies par méthode satellite sur la plateforme HOTVOLC (OPGC université de Clermont) au cours des dernières 24h indiquaient des débits compris entre 2 et 27 m3/sec, des données peut-être sous-évaluées en raison de la couverture nuageuse régulièrement présente sur le site éruptif. Le niveau d’alerte est maintenu à Alerte 2-1.
source : IPGP-OVPF, communiqué de presse
Vendredi 16 janvier 2026
Dans son bulletin du 9 janvier 2026, l’OVPF indique que l’activité sismique sous le Piton de la Fournaise se poursuit. Depuis l’intrusion magmatique du 1er janvier 2026, une moyenne de trente séismes volcano-tectoniques superficiels par jour est enregistrée sous le sommet du volcan. De plus, la sismicité volcano-tectonique profonde persiste, mais avec une faible intensité.
L’inflation de l’édifice volcanique a repris fin décembre, juste avant l’intrusion magmatique du 1er janvier 2026. Depuis cette intrusion, l’inflation persiste, indiquant que la mise en pression du réservoir magmatique superficiel se poursuit. Ce processus de pressurisation du réservoir superficiel peut durer de plusieurs jours à plusieurs semaines, voire plusieurs mois et se solder, ou pas, par une éruption.
Le niveau d’alerte est "Vigilance" et l’Enclos est ouvert au public avec des restrictions quant à l’utilisation des sentiers.
source : OVPF
Vendredi 9 janvier 2026
Pas de nouvelle éruption sur le Piton de la Fournaise. Dans son bulletin de décembre 2025, l’OVPF rappelle que la réactivation du système magmatique superficiel observée depuis fin novembre 2025 s’est poursuivie en décembre. Elle est à l’origine de la crise sismique du 5 décembre 2025 liée à une intrusion magmatique qui n’a pas atteint la surface.
Le processus de réactivation du système d’alimentation, avec la pressurisation du réservoir superficiel s’est poursuivi tout le mois de décembre, et avec certainement un nouvel apport de magma profond observé à partir du 25 décembre, mis en évidence par la reprise de la sismicité profonde.
L’OVPF rappelle que ce processus de pressurisation du réservoir superficiel peut durer plusieurs jours à plusieurs semaines – voire plusieurs mois – avant la rupture du toit du réservoir et éruption. Mais ce processus peut également s’arrêter sans donner lieu à une éruption.
source : OVPF
Vendredi 2 janvier 2026
Après la crise sismique du 5 décembre 2025 qui laissait entrevoir une éruption à court terme, la situation s’est calmée sur le Piton de la Fournaise. Si à partir du 14 décembre l’inflation de l’édifice a cessé, la sismicité a montré que la mise en pression du système d’alimentation magmatique se poursuivait.
Le 1er janvier 2026 dès 4h47, l’OVPF relevait une crise sismique sur le volcan, signe que le magma se propageait vers la surface. En raison d’une éruption probable ou imminente, le préfet de La Réunion a activé l’alerte 1 et ordonné la fermeture de l’Enclos dès 6h le 1er janvier. Mais plus tard, dans un nouveau bulletin, l’OVPF indiquait que la crise sismique, débutée le matin même, avait fortement ralenti et pouvait être considérée comme arrêtée.
Cette intrusion - au cours de laquelle 304 séismes volcano-tectoniques superficiels ont été enregistrés - a eu lieu entre 04h45 et 05h50 heure locale (00h45 et 01h50 UTC). Ces séismes avaient pour la majorité des magnitudes < 1. Certains ont pu être localisés sous la bordure sud du cratère Dolomieu entre 1,2 et 2,4 km sous la surface
Cette hausse de la sismicité s’est accompagnée de déformations rapides de faible ampleur au niveau de la zone sommitale du volcan. C’était la preuve d’une intrusion de magma en profondeur et qui n’a pas atteint la surface, probablement à cause d’une pression insuffisante à sa propagation. La sismicité reste toutefois présente, ce qui montre que le réservoir magmatique reste sous pression.
Pour l’OVPF, aucune hypothèse n’est écartée : arrêt définitif de l’intrusion, reprise de l’intrusion, nouvelle intrusion, éruption.
Finalement, le 2 janvier, le préfet de La Réunion a décidé de revenir en phase de Vigilance du dispositif spécifique ORSEC. L’Enclos est de nouveau ouvert et l’accès à sa partie haute n’est possible que sur les trois sentiers balisés et entretenus par l’Office National des Forêts (ONF). Un retour en alerte 1 « éruption probable ou imminente » reste possible en cas d’observation d’une nouvelle phase d’intrusion magmatique.
source : OVPF