
Vendredi 1er mai 2026

Piton de la Fournaise (France / Île de la Réunion)
Le préfet de la Réunion a réuni l’ensemble des acteurs concernés par l’éruption du Piton de la Fournaise, sous la forme d’un comité d’experts chargé d’élaborer des propositions conciliant sécurité et accès au public. Ainsi, le 17 avril 2026, ce comité d’experts (OVPF, ONF, BRGM, PNR, SDIS...) s’est réuni pour faire le point sur l’activité du volcan, ses conséquences et les conditions possibles de réouverture de l’Enclos.
L’OVPF a rappelé que la sismicité est toujours présente depuis le 11 avril avec un remplissage du réservoir magmatique laissant envisager la possibilité d’une nouvelle éruption. L’ensemble des services a conclu que la réouverture de la partie haute de l’Enclos restait prématurée, en raison des fortes incertitudes concernant l’état des sentiers et la plateforme du cratère Dolomieu. S’agissant des sentiers et des tunnels de lave de la partie basse de l’Enclos, plusieurs visites techniques sont programmées au cours des quinze prochains jours afin d’évaluer leurs conditions de réouverture.
Avec l'éruption du Piton de la Fournaise, débutée le 13 février dernier, des coulées de lave ont coupé la RN2 le 13 mars obligeant, depuis lors, les automobilistes à faire le "grand tour". Cette éruption semblant cette fois terminée, les scientifiques de l'observatoire ont donné leur feu vert pour la reconstruction de la Route des Laves.
Ces travaux se dérouleront en deux phases : une première, consacrée au terrassement du chantier – la circulation et le stationnement le long de la RN2 restant interdits – et une seconde consistant dans la mise en œuvre des équipements de sécurité. La circulation sera ponctuellement autorisée par convois aux seules heures de pointe du matin et du soir. Les dates et horaires des convois seront communiqués dans les prochaines semaines. Le stationnement restera interdit durant cette période.
L’éruption du Piton de la Fournaise débutée le 13 février dernier a duré près de 50 jours. Cette éruption a marqué les esprits par sa longueur, mais aussi par la quantité de la lave émise et les innombrables coulées de laves qui ont dévalé les Grandes Pentes avant de traverser la RN2 le 13 mars, puis de s'écouler dans l'océan Indien, quatre jours plus tard.
Lundi 27 avril 2026 au matin, les travaux ont débuté sur la RN2. D'ici quatre semaines, une piste provisoire de la largeur d'un camion sera mise en service. Dans trois mois, la route pourrait être livrée sur deux voies. La route définitive sera livrée avant la fin de l'année, s’il n’y a pas eu une autre éruption volcanique entre temps. Dans son bulletin du 21 avril, l’OVPF rappelait la présence d’un trémor, de faible intensité et fluctuant, indiquant la présence de magma à faible profondeur. Une reprise des émissions de lave n’est pas à exclure et l’alerte 2.2 est toujours d’actualité.

Montagne Pelée (France / Arc volcanique des Petites Antilles, Ile de la Martinique)
Les 29 et 30 avril 2026, la préfecture de Martinique a testé son dispositif de crise grandeur nature avec des exercices de sécurité civile pour simuler une catastrophe majeure sur un scénario d’éruption de la Montagne Pelée avec évacuations.
Mercredi 29, une simulation a eu lieu au centre opérationnel départemental avec pour scénario : 2 millions de m3 menaçant de s’effondrer sous la falaise Sampère et apparition de fumerolles sur la Montagne Pelée. Face à ces signaux, le poste de commandement de crise est activé pour coordonner les secours, organiser la sécurité et anticiper d’éventuelles évacuations. Des échanges sont en cours avec les volcanologues pour affiner l’évolution de la situation. Des postes de commandement opérationnels sont déployés dans les sous-préfectures et communes pour assurer la coordination. Les services de l’État de la santé à l’éducation réfléchissent aux conséquences d’évacuations. Sur le terrain, les forces de sécurité se préparent à gérer la population et éviter la panique.
Jeudi 30, l’exercice s’est déployé sur le terrain avec douze communes ayant participé à une simulation d’évacuation des populations les plus exposées au risque volcanique.
Pour les autorités, ces exercices sont essentiels. Au-delà de l’entraînement, il s’agit de tester la réactivité des services et d’identifier les failles d’un dispositif qui s’avèrera crucial face à un risque bien réel.

Kilauea (États-Unis / Hawaii, Big Island)
Depuis l'épisode 45 de l’éruption du Kilauea le 23 avril 2026, l’éruption est en pause. Selon le HVO, les fontaines de lave de l’épisode 46 pourraient jaillir entre les 2 et 6 mai 2026.

Reykjanes (Islande)
La mise à jour du 28 avril 2026 du Met Office sur le risque éruptif sur la presqu’île de Reykjanes indique que plus de 25 millions de m3 de magma se sont accumulés sous Svartsengi depuis la dernière éruption de juillet 2025, le plus grand volume mesuré depuis le début des éruptions sur la chaîne de cratères de Sundhnúkur. La vitesse d’accumulation du magma sous Svartsengi n’a jamais été aussi lente, sans que cela signifie qu’il n’y aura pas d’éruption. Le soulèvement du sol se poursuit à Svartsengi à un rythme pouvant atteindre 2 cm par mois.
Selon les volcanologues, la propagation d’un dyke magmatique vers la chaîne de cratères de Sundhnúkur demeure le scénario le plus probable et pourrait mener à une éruption. Nul ne sait quand, mais le préavis pourrait être court, de 20 minutes à un peu plus de 4 heures, sachant qu’aucune évacuation de population ne serait à prévoir en cas d'éruption dans cette zone,.

Poas (Costa Rica)
L’activité éruptive se poursuit sur le Poás, avec des émissions de gaz au-dessus du lac et en provenance du nouveau champ fumerollien situé le long de la paroi ouest interne. Une éruption phréato-surtseyenne dans la Boca A, le 27 avril 2026, a projeté des jets de matière sombre au-dessus de la surface du lac et généré un panache de vapeur s’élevant à environ 100 m de hauteur. Une seconde éruption, le 28 avril, a duré environ une minute et a consisté en trois explosions. Le panache éruptif s’est élevé à 400 m.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 sur une échelle de quatre niveaux.

Rincón de la Vieja (Costa Rica / Cordillère de Guanacaste)
Des éruptions mineures sont observées sur le Rincón de la Vieja. Le 23 avril 2026, une éruption phréatique a produit un panache de vapeur et de gaz s’élevant à 100 m au-dessus du cratère. Le 24 avril, des panaches de gaz et de vapeur s’élevaient à 500 m au-dessus du cratère. Le 27 avril, une éruption modérée, accompagnée de panaches de cendres, a été l’événement le plus important enregistré jusqu’à présent en 2026.
Le niveau d’alerte reste à 2 (Jaune) sur une échelle de quatre niveaux.

Mayon (Philippines / Ile de Luzon)
L’éruption du Mayon se poursuit avec des coulées de lave, des coulées pyroclastiques, des chutes de blocs incandescents, des panaches de cendres et gaz, et parfois une activité strombolienne mineure. Chaque jour, le réseau sismique enregistre des chutes de blocs, des coulées pyroclastiques et des séismes volcaniques, y compris des périodes de trémor. Les émissions de SO2 varient en moyenne de 815 à 3434 t/jr. La coulée de lave dans la ravine de Mi-isi continue de progresser et couvre une longueur totale de 1,6 km. Une activité strombolienne mineure et de courtes périodes de fontaines de lave sont enregistrées quotidiennement.
Le niveau d’alerte reste à 3.

Canlaon (Philippines / Ile de Negros)
L’activité éruptive se poursuit sur le Kanlaon avec des séismes volcaniques quotidiens, y compris des périodes de trémor. Les émissions de SO2 varient de 1162 à 2098 t/jr. Les émissions de cendres s’élèvent généralement de 800 à 1200 m au-dessus du sommet.
Le niveau d’alerte reste à 2 sur une échelle de 0 à 5.

Stromboli (Italie / Iles Éoliennes, Ile de Stromboli)
L’activité éruptive se poursuit sur le Stromboli. Une activité strombolienne est observée à partir de cinq bouches dans la zone Nord, dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco, et d’au moins deux bouches dans la zone C-S (cratère centre-sud), sur la terrasse cratérique. Les bouches éruptives de la zone N produisent des explosions de faible à moyenne intensité, à un rythme de 3 à 14 par heure, en projetant des lapilli et bombes à moins de 150 m de hauteur. Des explosions de faible à moyenne intensité projettent des téphras à partir de deux bouches de la zone C-S, à un rythme de 4 à 9 fois par heure.
Lors d’une campagne de terrain menée le 21 avril 2026, les scientifiques de l’INGV ont constaté qu’une bouche éruptive du secteur N1, après avoir produit une intense émission de cendres ainsi que des fragments de lave, a progressivement montré une activité effusive au cours de la période d’observation. Une coulée de lave est sortie d’une fissure située à la base du cône et a rapidement progressé vers la partie moyenne et supérieure de la Sciara del Fuoco. Deux jours plus tard, un nouveau débordement de lave s’est produit au même endroit. De gros blocs incandescents provenant de la bouche sud de N2 ont commencé à dévaler la partie supérieure de la Sciara del Fuoco, suivis par une coulée de lave qui s’est refroidie aux premières heures du 24 avril.
Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune (deuxième niveau sur une échelle de quatre).
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