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Faune et îles volcaniques des Galápagos |
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Récit de voyage - Joël Boyer
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Cet archipel est composé de dix îles principales,
dont cinq dépassent les autres de par leur superficie. Elles sont
situées sous l'équateur, entre cinq et six cent miles de
la côte ouest de l'Amérique. Elles sont toutes composées
de roches volcaniques ; quelques fragments de granite, curieusement vitrifiés
et modifiés par la chaleur, ne peuvent guère être
considérés comme une exception. Certains des cratères,
qui dominent les plus grandes îles, sont d'une taille immense, s'élevant
jusqu'à une hauteur comprise entre trois et quatre mille pieds.
Leurs flancs sont parsemés d'innombrables petits orifices. J'affirme,
sans hésiter, qu'il doit y avoir dans l'ensemble de l'archipel
au moins deux mille cratères. Ceux-ci sont composés soit
de laves et de scories, soit d'un grès (*) finement stratifié
tel que le tuf. La plupart d'entre eux sont magnifiquement symétriques
; ils doivent leur origine à des éruptions volcaniques boueuses,
sans émission de lave : il est remarquable de constater que chacun
des vingt-huit cratères de tufs examinés, aient leur face
sud beaucoup plus basse que les autres, endommagée ou détruite.
Tous ces cratères se sont apparemment formés en mer. Les
alizés et la houle du Pacifique ont unis ici leurs forces contre
les côtes méridionales de toutes ces îles. Cette singulière
uniformité de cratères éventrés, composés
d'un tuf mou et élastique, s'explique donc aisément. " |
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09 juin 2008 : Premier contact avec l'archipel des Galápagos La nuit a été brève. Nous avons atterri à Quito la veille en soirée. Il est à peine 6 heures du matin et nous rejoignons à nouveau l'aéroport de Quito. Le chauffeur de taxi qui nous a pris à notre hôtel se croit sans doute au Grand Prix de Monaco. Son compteur frôle à plusieurs reprises les 110 km/h en pleine ville. Gare aux piétons et aux chiens imprudents qui voudraient traverser les avenues de la ville encore endormie. Pourtant, nous avons encore du temps devant nous avant de prendre l'avion qui va nous emmener aux Galápagos bien que nous ayons encore une formalité à accomplir, l'obtention du permis d'entrée nécessaire à tous les touristes désirant se rendre dans l'archipel. Entre Quito et Guayaquil, l'avion longe la cordillère des Andes d'où se détachent majestueux les sommets enneigés des grands volcans andins : l'Illiniza, le Cotopaxi et le Chimborazo. Après une brève escale d'une demi-heure à Guayaquil, nous voilà reparti pour un vol qui va durer 1h 30. L'avion atterrit enfin sur l'aéroport de l'île de Baltra où nous attendent les bus qui vont nous déposer au " canale ", l'embarcadère qui relie les îles de Baltra et de Santa Cruz. Aux Galápagos, chaque île possède deux noms, l'un de langue anglaise et l'autre de langue espagnole. Il est donc important de bien se renseigner sur sa destination finale avant de laisser partir un bus ou un bateau qui aurait pu être le bon. La traversée du canal de Itabaca s'effectue en moins de 20 minutes. Nos véhicules sont présents au rendez-vous et nous rejoignons en voiture la ville de Puerto Ayora, située à 42 kilomètres de là sur la côte sud de l'île de Santa Cruz. Après les cactus, la végétation se fait plus verdoyante au fur et à mesure que la route progresse vers le sommet du volcan Santa Cruz. Nous comprenons pourquoi lorsqu'une pluie fine se met soudain à tomber. À Puerto Ayora, le beau temps est de retour et nous en profitons pour nous rendre au marché aux poissons. Pour nous, c'est l'occasion d'une première prise de contact avec la faune locale. Plusieurs dizaines de pélicans bruns et un grand héron attendent patiemment les restes que leur jette négligemment le poissonnier. Une otarie, un peu plus effrontée, n'hésite pas à repousser le chien du commerçant pour lui voler sa pitance. Après le repas, nous embarquons en pleine chaleur
sur un petit bateau qui va nous permettre de rejoindre la plus grande
des îles de l'archipel, celle d'Isabela (4 588 km² de superficie).
À une vitesse de 25 nœuds sur une mer agitée, le bateau
saute de vague en vague. Le mal de mer est assuré pour la majorité
des passagers qui devront pourtant supporter les 2 heures et demi de traversée
entre Puerto Ayora et Puerto Villamil.
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10 juin 2008 : L'ascension du volcan Sierra Negra Le temps est maussade. Il tombe même quelques gouttes sur Puerto Villamil en ce début de matinée. Cependant, nous ne renonçons pas au projet établi pour la journée et nous partons faire l'ascension de la Sierra Negra dont la dernière éruption remonte au mois d'octobre 2005. L'île d'Isabela qui adopte la forme d'un hippocampe, compte au total six volcans boucliers répartis de la façon suivante : l'Ecuador (790 m) au nord-ouest, le Wolf (1 710 m) au nord, le Darwin (1 330 m) et l'Alcedo (1 130 m) au centre, la Sierra Negra (1 124 m) au sud-est et enfin le Cerro Azul (1 640 m) au sud-ouest. Nous avançons dans la brume et le crachin. La caldeira de la Sierra Negra, qui s'étire sur 10,5 kilomètres de long et sur 7 km de large, reste désespérément cachée à nos regards. Pourtant, alors que nous descendons voir le " volcán Chico " une subite éclaircie va nous permettre d'admirer enfin le paysage ainsi que les romerillos et les cactus candélabres qui poussent péniblement au milieu des coulées pahoehoe et aa. Les roches, qui composent le volcan Sierra Negra, sont majoritairement des basaltes tholéiitiques. Dans cet univers minéral, au sein duquel serpentent quelques tunnels de lave, des cônes de scories de couleur rouge côtoient des coulées de lave noire. La population locale a baptisé ce site du nom de " volcán Chico ". Il ne s'agit pourtant que d'une simple fissure éruptive du volcan Sierra Negra, située sur la partie extérieure de son flanc nord, lequel est considéré comme le secteur le plus actif de la caldeira. Depuis le début du XXème siècle, la Sierra Negra totalise huit éruptions, dont trois se sont produites sur la fissure du Chico (1953-1954, 1963, 1979-1980) et deux autres dans la partie nord de la caldeira (1954, 2005). Pour redescendre, nous décidons de prendre le sentier
le plus court d'autant plus que la brume et le crachin ont fait leur réapparition.
Nous commettons là une grave erreur. Ce chemin, également
emprunté par les caravanes de chevaux qui emmènent les touristes
voir le point de vue sur la caldeira, est devenu un gigantesque bourbier.
Nous y pataugerons pendant plus d'une heure et demie. En revanche, après
cette journée passée sous des cieux peu cléments,
le mystère demeure quant aux nombreux coups de soleil que nombre
d'entre nous ont attrapés. |
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11 juin 2008 : À la rencontre des animaux de l'île Isabela Nous embarquons pour l'îlot de Tintoreras, sous l'œil attentif et curieux des otaries venues se reposer sur les bateaux et les pontons du port de Puerto Villamil. Pour les habitants des Galápagos, Tintoreras est le nom attribué localement à un requin, le Triaenodon obesus ou requin corail qui vient se reposer dans un ancien chenal de lave recouvert par la mer. L'îlot est formé par les restes d'une ancienne coulée de lave aa qui a jadis atteinte l'océan Pacifique. Il est fréquenté par les iguanes marins, tellement nombreux qu'il faut bien faire attention à ne pas leur marcher dessus lorsque l'on emprunte l'unique sentier qui fait le tour de l'île. Une petite baignade pour aller observer les manchots des Galápagos se transformera vite en jeu pour quelques otaries espiègles venues narguer ces piètres nageurs que sont les humains. Le 15 septembre 1998, le Cerro Azul sur l'île Isabela, entrait en éruption. La bouche éruptive se situait sur son flanc sud-est à une altitude de 640 mètres. Pendant 36 jours, jusqu'au 21 octobre 1998, une coulée aa atteignant 16 kilomètres de long allait recouvrir une superficie de 16 km² de lave. Le volume des laves émises fut estimé à 54x106 m³. Cette éruption menaçant l'une des sous-espèces de tortue terrestre géante des Galápagos (Geochelone nigra guntheri), une opération de sauvetage fut décidée. Quinze tortues furent ainsi capturées, puis héliportées dans un centre d'élevage situé non loin de Puerto Villamil. Le " camp des réfugiées " de 1998 est maintenant devenu une nurserie bien organisée accueillant toutes les tortues de l'île, chaque volcan-bouclier d'Isabela possédant sa propre sous-espèce. Tandis que nous visitions ce sanctuaire, le Cerro Azul faisait encore parler de lui, une éruption ayant débuté le 28 mai 2009. Elle devait s'arrêter dans la journée du 17 juin, sans que nous puissions nous rendre sur place pour observer les coulées qui descendaient sur le versant sud du volcan. À quelques kilomètres du centre de Puerto
Villamil se dresse le mur des larmes, vestige d'un ancien bagne de l'Equateur.
Composé d'environ 130.000 pierres volcaniques, le mur est long
de 100 mètres et atteint une hauteur comprise entre 6 et 7 mètres.
Il fut édifié en 24 mois par des forçats au cours
des années 50. L'extraction de la pierre se faisait dans une carrière
située à 12 kilomètres de là. Abandonné
à la suite d'une rébellion en 1959, le mur fait aujourd'hui
le bonheur de nombreux oiseaux, dont les parulines jaunes qui viennent
s'y réfugier. |
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12 juin 2008 : Le survol de l'archipel Nous décollons de l'aéroport de Puerto Villamil à destination de l'île de Baltra. Le survol de la côte d'Isabela permet tout d'abord d'observer l'arrivée des coulées du volcan Sierra Negra dans le Pacifique. Ensuite, apparaissent tour à tour l'ile volcanique de Tortuga avec sa forme en croissant, les quatre îlots volcaniques de Los Hermanos qui émergent de l'océan et enfin la côte de l'île Pinzón. Quelques minutes avant l'atterrissage, nous sachant passionnés par les volcans, le pilote effectue un dernier petit détour pour nous permettre d'admirer l'anneau de tuf du Daphne Mayor ainsi que le cône de tuf du Daphne Minor, dont les parois abruptes empêchent tout accès par la voie maritime. Un anneau de tuf possède des pentes relativement douces et un relief peu élevé. Il se compose de matériaux issus de l'éruption phréato-magmatique d'un maar qui subsiste en son centre sous la forme d'un vaste cratère à fond plat. En revanche, les cônes de tuf (" Tuff cones ") se matérialisent surtout par des pentes abruptes, parfois pratiquement verticales. Leurs cratères sont étroits et profonds. Les cônes de tufs se forment au cours d'éruptions surtseyennes. En début d'après-midi, nous sommes accueillis
à bord de " l'Amigo I " par son capitaine. Un pélican
en profite pour embarquer clandestinement pour une petite croisière
qui va nous mener à Black Turtle Cove dans les mangroves de l'île
de Santa Cruz. Nous allons y observer les fous à pattes bleues,
les tortues marines ainsi que quelques-unes des douze espèces de
requins qui fréquentent les eaux de l'archipel des Galápagos. |
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13 juin 2008 : L'île de Bartolomé et le champ de lave de la Baie de Sullivan Tard dans la soirée, le capitaine a mis le cap sur l'île de Bartolomé. Nous nous réveillons donc au large de Pinnacle Rock, une aiguille dressée à la verticale dans la mer. Celle-ci est le vestige d'un ancien cône de tuf. Durant la seconde guerre mondiale, la marine américaine utilisa Pinnacle Rock comme cible d'entraînement pour ses navires. On peut voir sur l'île de Bartolomé de nombreux " spatter cones ". L'un d'eux a même été érodé par l'océan Pacifique et il ne subsiste de lui qu'un étrange cratère qui affleure à peine au niveau de la mer. Quelques chenaux de lave ainsi que d'anciennes coulées de laves cordées sont également visibles. Les roches qui composent Bartolomé sont des palagonites et des basaltes. Au centre, l'île est occupée par un cordon dunaire qui relie deux plages de sable organique dont la blancheur contraste avec les couleurs sombres des laves. De nombreuses plantes endémiques, telles le tequilia, le chamaesyce ou le cactus des laves, ont colonisé l'île. Face à Bartolomé, se trouve la baie de Sullivan et la côte sud-est de l'île de Santiago. Nous profitons du beau temps pour nous y rendre et observer les cônes de scories. De magnifiques coulées de lave cordée, qui semblent s'être épanchées seulement quelques jours auparavant, attestent encore de la dernière éruption qui s'y déroula en 1897. Aujourd'hui, le champ de lave de la baie de Sullivan est encore vierge de toute végétation à l'exception de quelques rares cactus des laves et du mollugo. De retour au bateau, la soirée va s'achever par
un combat aérien entre pélicans bruns et frégates
du Pacifique qui nous frôlent à quelques mètres. Nous
autres, simples spectateurs, avons l'impression d'être subitement
plongés dans l'ambiance du film " les oiseaux " d'Alfred
Hitchcock. |
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14 juin 2008 : Sur les traces de Charles Darwin à Santiago 8 heures du matin. L'Amigo I a navigué une partie de la nuit. Le jour se lève sur les Baimbridge Rocks et nous jetons l'ancre à quelques encablures de l'île de Santiago et d'un spatter cone au pied duquel poussent de nombreux cactus candélabres. Face à lui, se trouve la petite île de Chinese Hat qui est l'un des lieux les moins visités de l'archipel des Galápagos et dont l'accès est strictement réglementé. Cette rigueur vise à préserver les nombreux petits tunnels de lave extrêmement fragiles qui s'y trouvent et qui céderaient sous les pas malencontreux d'un touriste insouciant. Une autre raison de cette protection est liée au fait que les otaries viennent mettre au monde et allaiter leurs petits sur les plages de sable blanc de cette île. Vers midi, après une brève promenade sur Chinese Hat, nous reprenons le bateau et longeons les nombreuses coulées de la côte sud de l'île Santiago pour nous rendre à Puerto Egas à l'ouest de cette même île. Au passage, nous admirons l'île de Rábida qui culmine à 367 mètres et dont la superficie est de 4,9 km². Elle est formée par un ancien volcan dont les scories rougeâtres sont visibles dans les zones dépourvues de végétation. En se rapprochant de notre destination, apparaissent ensuite les grands volcans boucliers de l'île Isabela. La Sierra Negra, l'Alcedo et le Darwin se profilent sur la ligne d'horizon. Seul le Wolf se cache un peu dans la brume. De loin, il est très difficile de les distinguer les uns des autres ; mêmes formes allongées et mêmes pentes douces caractérisant ces quatre édifices volcaniques. Sur la côte de l'île Santiago, plusieurs cônes se dessinent peu avant que nous arrivions à Puerto Egas. Parmi eux, se trouve le " Sugarloaf Mountain " qui doit son nom au capitaine Fitzroy lorsque son navire, le HMS Beagle, croisa dans les eaux de la baie James en 1835. À son bord, se trouvait alors un jeune naturaliste de 26 ans qui allait devenir célèbre pour sa théorie sur l'évolution des espèces : Charles Darwin. Puerto Egas est également réputé pour
avoir accueilli la seule exploitation minière de l'archipel des
Galápagos. Du début de XXème siècle aux années
50, un certain Dario Egas y exploita du sel blanc cristallisé présent
dans un lac de cratère qui fut tout simplement baptisé "
Salt lake crater ". En 1835, débarquant à cet endroit
précis, Charles Darwin y fit une découverte plus macabre
: celle du crâne d'un capitaine assassiné par son équipage
quelques années plus tôt. Aujourd'hui, cette portion de l'île
de Santiago a retrouvé son calme et les seuls habitants en sont
les buses, les hérons des laves, les huîtriers pie, les iguanes
marins et les manchots. C'est également un lieu de villégiature
pour les otaries à fourrure qui viennent jouer dans la " Gruta
de las Focas ". Ces arches sont les vestiges d'anciens tunnels de
lave, envahis par le Pacifique et dont une partie du plafond s'est effondrée
dans l'océan. La végétation de cette portion de l'île
de Santiago se compose du manzanillo, un arbre toxique pour les humains
et du muyuyo, un arbuste aux fleurs jaunes dont les baies donnent une
glu naturelle. |
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15 juin 2008 : Retrouvailles avec nos amies, les tortues terrestres géantes La nuit a été mouvementée. La mer déchaînée a obligé notre capitaine à changer de cap mais au petit matin nous nous éveillons à Puerto Ayora. À peine débarqués, nous sautons dans des véhicules " réquisitionnés " pour la circonstance et nous nous dirigeons vers la localité de Santa Rosa. Dans les champs et la forêt de scalesias, fréquentés par des canards pilet et des pinsons de Darwin, nous retrouvons brièvement nos amies les tortues géantes avant d'aller admirer l'un des plus imposants tunnels de lave de l'île, la " cueva de Elena ". Ce dernier, d'une longueur de 677 mètres et dont le plafond atteint 10 mètres dans ses parties les plus hautes, est partiellement obstrué à l'une de ses extrémités. À l'intérieur, la température y est constante de l'ordre de 23 à 24°C. Non loin de là, un second tunnel de lave est visible, celui de la " cueva de La Miconia ", beaucoup plus petit avec ses 276 mètres de long. Au total, dans l'archipel des Galápagos, on a aujourd'hui répertorié 50 tunnels de lave dont 35 situés sur la seule île de Santa Cruz. Le plus long de tous est celui de la " cueva del Cascajo " qui atteint un peu plus de 3 000 mètres et qui se trouve au nord-est de la localité de Bellavista sur l'île Santa Cruz. La fin de matinée sera consacrée à la visite du centre Charles Darwin à Puerto Ayora. Ici, vit " Lonesome George ", dernière tortue de la sous-espèce de l'île de Pinta (Geochelone nigra abingdoni). Âgé d'environ 80 ans, ce mâle s'est reproduit pour la première fois un mois après notre visite avec l'une des tortues femelles du volcan Wolf qui partage son enclos. Malheureusement, les œufs issus de cet accouplement se sont révélés infertiles et " Lonesome George " n'a toujours pas de descendance. Au cours de l'après-midi, sous un beau soleil, nous
allons effectuer une petite promenade sur la plage de Bahia Tortuga. Pour
nous, ce sera surtout la dernière occasion de rencontrer les iguanes
marins. Nous croiserons également quelques mouettes obscures ainsi
que les parulines jaunes et les moqueurs des Galápagos qui pullulent
dans la forêt de cactus jouxtant la plage. |
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16 juin 2008 : Los Gemelos Le long de la route qui nous ramène à l'aéroport de Baltra se trouve le site de " Los Gemelos " (les jumeaux). Nous y découvrons deux cratères d'effondrement situés de part et d'autre de la route. Outre les Gemelos, Santa Cruz compte un troisième " pit crater ", beaucoup plus difficile d'accès, celui de Media Luna. Ces trois formations volcaniques se trouvent toutes dans les parties les plus élevées de l'île de Santa Cruz. À Baltra, notre avion est à l'heure. Nous
abandonnons avec regret les Galápagos, l'un des rares endroits
de notre planète où les animaux et l'Homme vivent en parfaite
harmonie. |
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Cartographie des îles et des volcans des Galápagos © Joël Boyer 2009
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