Japon ou les tribulations
d'un « candide des volcans »

Récit de voyage - Jean-Luc Pilet
(L.A.V.E. & Atlace)

Difficile de se raconter ; difficile d'écrire ; difficile d'évoquer ses souvenirs...
Pourtant, ce voyage restera gravé dans ma mémoire et je ne peux que vous conseiller d'entreprendre ce périple au Pays du Soleil Levant. Petit groupe de l'association Atlace, nous sommes issus de plusieurs horizons pour cette expédition co-organisée par :
Denice pour les temples et la logistique, Jacques-Marie Bardintzeff pour la partie volcanologie.

Malgré la difficulté de la langue, de l'écrit, du fait étonnant que les japonais ne parlent que japonais, rarement l'anglais, ceux-ci se mettent en quatre (voire en huit !) pour vous faciliter votre séjour. De plus, les voitures de location, toutes équipées de GPS, vous aident dans vos déplacements. Ils se calent sur votre point d'arrivée à l'aide de numéros de téléphone, ce qui, après un apprentissage indispensable pour espérer naviguer avec cet outil essentiel, nous les rendent utilisables malgré le non-décodage des multiples choix en « hiéroglyphes » offerts sur l'écran tactile.

 

19 & 20 juillet 2006

Décollage pour douze heures de vol au-dessus de l'Europe, puis de l'Asie avec, pour la plus grande partie du voyage, la Russie en-dessous de nos ailes.

Atterrissage en fin de matinée du 20 juillet à l'aéroport international de Nagoya qui, pour la petite histoire, est situé sur une île entièrement artificielle construite exclusivement pour cet usage. Un nouveau vol pris quatre heures plus tard nous dépose vers 18 h 20 à Fukuoka. La récupération de nos voitures de location nous met à rude épreuve. Les japonais étant relativement pointilleux, tout est épluché avant que l'on puisse partir vers notre premier hôtel de type occidental pour un repos bien mérité.

N.B. : il est indispensable de faire traduire en japonais son permis de conduire par les autorités compétentes afin de pouvoir louer une voiture.

Beppu ; Kyushu

     

21 juillet 2006

C'est le véritable départ de ce périple qui nous conduit sur la côte est de l'île de Kyushu vers Beppu, petite ville thermale, grâce au GPS et à nos trois chauffeurs bénévoles.

Celle-ci est à une plus grande échelle comparable à la solfatare de Pouzzole en Italie. Mares de boues, fontaines intermittentes, et surtout plus de 3 000 sources d'eaux chaudes sont disséminées au travers de la ville qui est continuellement recouverte de panaches de fumée. Huit petits parcs nous permettent d'y découvrir les manifestations les plus spectaculaires parmi l'abondante végétation verdoyante façonnée par la main de l'homme. L'eau est omniprésente sous forme de chutes, de petits ruisseaux, de mares saturées de nénuphars, de petites retenues dans lesquelles les touristes trempent leurs pieds. Autour, parmi les rochers, de nombreux soufflards expulsent leurs gaz sous pression, ou leurs volutes de vapeur d'eau. Des solfatares, de plusieurs couleurs suivant la composition des boues, bouillonnent à de nombreux endroits. L'atmosphère est moite. On se croirait dans une région tropicale de début du monde et la présence de quelques crocodiles renforce cette impression. (Oui ! Je vous vois venir ! Bien sûr, qu'ils sont enfermés.)

Nous sommes hébergés dans un ryokan (petite auberge) caché dans d'étroites ruelles longées de ruisseaux d'eau chaude. À l'intérieur un onzen (bain) nous permet de nous détendre dans une eau thermale proche de 50° C. C'est aussi notre première nuit, dans un futon (un « lit », composé d'un matelas de 5 cm posé à même le sol, entièrement constitué d'un tatami en paille de riz compressée). Bref début de notre vie à la japonaise avec petit déjeuner complet. Au menu : poissons, soupe, légumes marinés, riz et thé « grillé ». Un régal... pour l'autochtone !

Aso - Komezuka ; Kyushu

 

22 juillet 2006

Départ de Beppu pour le Mont Aso avec l'aide du GPS qui nous joue un mauvais tour. Celui-ci insiste désespérément pour nous scotcher sur l'autoroute malheureusement fermée pour intempéries. C'est l'époque de la mousson et le Sud du Japon en a quelque peu souffert cette année. Au cours de notre parcours, nous traversons un village dévasté par une coulée de boue où tous les habitants se serrent les coudes pour nettoyer avec un certain fatalisme et, chose étonnante, le sourire. Nous empruntons des routes réduites par des éboulements de terrains, des ponts sous lesquels se sont accumulés toutes sortes de débris. C'est avec beaucoup de retard que nous arrivons dans la ville d'Hokosugi proche du Mont Aso. Sitôt installés à l'hôtel, nous ne perdons pas une minute pour partir à l'assaut de l'Aso. Malheureusement, la météo ne nous permet pas de monter au sommet par le téléphérique. Le temps est bouché et nous ne verrons de ce complexe volcanique que le cône verdoyant du Komezuka, surnommé « Bol de riz renversé ».

Kagoshima ; Kyushu

   

23 juillet 2006

Une seconde tentative le lendemain matin sera elle aussi infructueuse et c'est frustrés que nous quittons la région pour nous diriger vers le Sakurajima, nouvelle étape de notre voyage. Pour parcourir les 250 km qui nous séparent de la ville de Kagoshima, nous prenons l'autoroute à la vitesse de 80 km/h maximum, toujours guidés par le GPS... mais surveillés par nos navigateurs inconditionnels de la carte routière qui préfèrent voir le parcours plutôt que de le subir. Nous arrivons dans une grande métropole coincée entre océan et collines.
Quelques quartiers y sont encaissés ; nous les traversons par de petites rues réduites de temps en temps à une seule voie. En bas des sommets, la ville s'étend vers la baie avec de larges avenues. Notre hôtel de type occidental nous réserve la surprise de n'être composé que de chambres à la japonaise (futon sur tatami) et de posséder lui aussi un onzen avec bain extérieur.

Lac Ikeda, Mont Kaimon, Ibuzuki ; Kyushu

24 juillet 2006

Ibuzuki dans la péninsule Satsuma sera notre prochaine excursion. Pour l'atteindre nous découvrons une ancienne caldeira dans laquelle le lac Ikeda s'est installé. Le Mont Kaimon coiffé d'un nuage « orographique » (merci Daniel !) le surplombe. C'est une région thermale connue de nombreux Japonais pour ses bains de sable chaud. Bien sûr, nous décidons de nous fondre parmi les thermaliens, de faire couleur locale et de tester cette forme de sauna. C'est malgré tout un peu inquiets que la plupart d'entre-nous se laissent enterrer sous 10 cm de sable noir. Celui-ci est chauffé par les gaz volcaniques qui y percolent. Cardiaques s'abstenir ! Après une quinzaine de minutes passée à transpirer en percevant des pieds à la tête le battement de notre coeur, nous sortons avec l'espoir de nous rafraîchir dans l'océan tout proche. Celui-ci nous tend ses bras et nous invite à nous y baigner... mais surprise ; il est lui aussi chauffé par Vulcain ! Le simple fait d'essayer d'y tremper un pied est difficile. Heureusement, un onzen, lui à bonne température, nous permet de stopper « la cuisson » (bon, j'abuse... quoique !).

Sakurajima ; Kyushu

   

25 juillet 2006

Ce nouveau jour au soleil levant, nous partons à l'offensive du Sakurajima. Rencontre privilégiée avec le volcan après une traversée en ferry de la baie de Kagoshima (ou de Kinko). Nous entreprenons de faire le tour de la presqu'île en voiture et de terminer en nous rapprochant du sommet vers l'observatoire. Proches de l'océan, de nombreuses maisons sont présentes et potentiellement placées sous la menace du monstre volcanique. Lors des dernières grandes éruptions, beaucoup d'habitations ainsi que des temples ont été engloutis. De ceux-ci il ne reste que les torii (portes donnant accès aux sanctuaires religieux) qui émergent d'environ 1 m. Le reste de leur hauteur (4 à 5 m) est enfoui sous les retombées. Nous nous promenons sur les coulées de 1914 dans des chemins aménagés et découvrons les ouvrages de protection répartis autour du volcan (abris contre les retombées volcaniques, barrages anti-lahars).

C'est aussi notre dernière soirée dans l'île de Kyushu, dans notre hôtel (le Nakahara) où nous allons quitter, non sans un certain regret, l'équipe qui le compose. Nous partageons avec elle un karaoké qui nous est offert lors d'un excellent repas japonais.

Kirishima ; Kyushu

 

26 juillet 2006

Ce jour marque notre transfert vers l'île de Honshu. En attendant le décollage en début d'après-midi, notre groupe se sépare en deux. L'un pour une visite libre de Kagoshima, l'autre pour le survol en Cessna des volcans du Kirishima National Park. Je choisis cette option malgré ma légère appréhension de l'avion. Décollage impeccable parmi le trafic international et ses longs courriers. Nous filons vers la gauche de la piste en direction du complexe volcanique du Kirishima. Après une quinzaine de minutes d'ascension nous survolons les sommets pour y découvrir plusieurs lacs d'altitude indiquant le caractère quelque peu explosif de ce volcan bouclier. Nous n'apercevons pas de fumerolles, seuls quelques nuages d'altitude apportent leur voile blanc. Le temps file rapidement et nous redescendons pour nous poser 45 minutes après notre envol. D'autres du groupe des « avionneurs » sont prêts à prendre notre place pour admirer ce site grandiose.

14 h : après reformation du groupe, nous embarquons à destination de Tokyo, capitale du Japon. A l'arrivée, le transfert vers l'hôtel doit s'effectuer en « Limousine Bus ». Toutes les 10 minutes, de plusieurs emplacements alignés devant l'aéroport, des bus arrivent, chargent, et transportent les passagers en direction des nombreux hôtels ou lieux touristiques de cette mégapole. Tout est bien huilé, rangé, ordonné, exécuté ; seule une poignée « d'irréductibles gaulois et un helvète » mettent cette organisation à rude épreuve. Après une heure minimum de route dans un trafic plus que dense, notre « limousine » nous dépose devant notre hôtel de 37 étages.

Hakone ; Honshu

   

27 juillet 2006

Après location de nouvelles voitures, toujours équipées de GPS, notre première escapade à partir de Tokyo nous conduit vers Hakone, région de sources chaudes, dans le parc national du Fuji-Hakone-Izu. Il s'agit d'un complexe volcanique plus ou moins lié au Fuji-Yama très proche. Notre point de chute est situé à 100 m du lac Ashi d'où l'on peut admirer le Mont Fuji lorsque les conditions météorologiques sont optimales. Nous profitons de notre passage dans cette région pour visiter un site fumerollien d'aspect un peu lunaire (Owakudani). A l'intérieur, des eaux sulfureuses proches de 100° sont utilisées par les employés du parc pour cuire des oeufs destinés aux nombreux touristes qui affluent dans cette région.

De retour vers le lac, après un court détour vers un musée malheureusement fermé, la route nous conduit vers notre premier temple. Un torii nous ouvre la porte de ce sanctuaire. À l'intérieur, les moines préparent la fête des lampions qui doit avoir lieu tout prochainement. L'un d'eux nous autorise à l'accompagner dans sa préparation. C'est un archer qui, selon un rite issu des temps passés, nous décoche quelques flèches dans une cible distante de 25 m.

Fujiyama ; Honshu

 

28 juillet 2006

Cette journée sera pour nous l'occasion de découvrir enfin le Mont Fuji. Malheureusement, nous l'observons dissimulé derrière un voile quelque peu opaque. Par beau temps, celui-ci est visible de toute la région et il n'est pas rare de voir des photos du Fuji-San prises des quelques lacs de la région. Au nombre de cinq, encaissés dans une immense caldeira avec en son milieu le Fuji, c'est de deux de ces lacs, situés au nord (le Saiko et le Kawaguchiko) que nous tentons notre chance de paparazzi.

Tokyo ; Honshu

   

29 juillet 2006

Petit repos bien mérité à Tokyo pour une journée libre... libre mais intensive, donc côté repos, nous verrons plus tard. Début de cette visite par le métro et la découverte des machines à billets difficiles à utiliser pour nous. Chaque ligne possède ses propres machines à sous et même sa propre tarification, différente pour chaque station. Heureusement, un bureau d'accueil nous aide à faire le bon choix. Nous partirons pour notre parcours avec un pass (rail, bus) valable jusqu'aux douze coups de minuit. Nous visitons l'avenue Omotesando Dori (leurs Champs-Élysées) dans le quartier de Shibuya, quelques rues d'un vieux quartier largement tourné vers la mode, celui très animé de Shibuyaun avec ses écrans vidéo au pignon de quelques bâtiments et ses piétons dits « petites fourmis » traversant en tous sens les carrefours. Notre périple se poursuit par un temple dans lequel un mariage traditionnel est célébré en Yukata (vêtement japonais couramment appelé Kimono). Ce 29 juillet est le jour d'un grand feu d'artifice aux 300 000 fusées tirées de deux endroits de la capitale, auquel assistent plus d'un million de spectateurs. Nous sommes canalisés par la police qui s'époumone dans des mégaphones pour nous guider au travers de la ville afin de nous faire assister à ce spectacle. L'ambiance est à la fête, pas d'énervement ni de cohue malgré les milliers de personnes qui nous précèdent ou nous suivent. Nous arrivons enfin sur un pont traversant le fleuve Tama illuminé sur ses deux côtés. La nuit se termine dans l'arrondissement de Minato pour admirer la tour de Tokyo proche du design de la Tour Eiffel mais aux couleurs rouges et blanches et de 9 m plus haute. C'est un peu sur les genoux que nous rentrons dans notre hôtel de 37 étages de Sunshine City, non sans quelques difficultés pour retrouver notre chemin dans l'une des plus grandes gares souterraines au monde : Ikebukuro.

Nikko ; Honshu

 

30 juillet 2006

C'est le temps des temples et comme la veille, fini le GPS ! Nous prenons le train pour visiter la ville de Nikko (traduction : lumière du soleil) située à plus d'une heure de Tokyo. C'est une petite localité qui a gardé ses traditions, mais elle est cependant tournée vers le tourisme avec ses abondantes boutiques de souvenirs installées tout au long de l'artère principale. Celle-ci nous conduit vers l'entrée du site sacré façonné au cours des diverses périodes traversées, par les bouddhistes, les shintoïstes, et pour finir, les seigneurs de guerres : les Shoguns. Après avoir croisé le pont Shinkoyo reliant les deux berges de la rivière Daiya, nous arrivons dans un immense espace de sept ensembles de temples espacés les uns des autres par une végétation luxuriante composée d'arbres sculptés et variés. Les édifices sont réalisés en bois et ornés de fresques à l'or fin, avec de nombreuses statues représentant des animaux, des hommes, des Bouddhas. Leurs toits sont à plusieurs niveaux et richement découpés. À l'entrée d'un nouveau groupe de temples, on découvre une bâtisse à plusieurs étages, chacun recouvert de son propre toit. On a l'impression d'un jeu de construction réalisé par empilage de plusieurs maisons posées les unes sur les autres.

Retour le soir venu vers notre hôtel de 37 étages qui nous renvoie à la dure réalité de la civilisation trépidante de Tokyo !

Kamakura ; Honshu

 

31 juillet 2006

Nous filons en métro au sud-ouest de Tokyo, pour une nouvelle journée de temples, vers la ville de Kamakura, ancienne capitale du Japon jusqu'en 1333. On y découvre le Daibutsu, l'un des deux plus grands bouddhas en bronze du Japon. Celui-ci nous accueille et nous toise de ses 13,35 mètres de hauteur depuis 1252, année de son édification.

La ville est ouverte sur de nombreux temples, notamment le Sugimoto-dera, le plus ancien (an 734), entourés de cours d'eaux, de lacs, de petits ponts, de jardins... La végétation, les arbres (véritables bonsaïs), les insectes (libellules, papillons) y sont abondants. Tout respire le calme, la tranquillité, la sérénité, la méditation... Zen bien !

Zaoonzen ; Honshu

1er août 2006

C'est un peu la fin du voyage qui pointe son nez. Le 1er août étant le terme officiel de notre périple, notre groupe se sépare. Seule, une personne à pris l'option de rentrer en France tandis que les autres avaient à l'inscription décidé de prolonger la découverte du Japon selon l'un des deux concepts initialement annoncés : volcans ou temples ; temples ou volcans ! Ma foi, dur de choisir ! OK, vous serez fier de moi... j'ai opté pour les volcans !

Notre nouveau petit groupe composé de neuf téméraires, « les Zao », prend la route pour la découverte du mont du même nom, à nouveau guidé par le célèbre GPS. Nous arrivons dans une petite ville de moyenne montagne (Zaoonzen) qui, l'hiver, se transforme en station de ski très prisée. Notre descente de voiture nous réserve une petite surprise. Le coin de paradis des skieurs est installé sur une zone volcanique (on s'en doutait !) entourée de fumerolles, de sources d'eaux chaudes qui dégagent une odeur caractéristique due à la présence de gaz H2S. C'est assez difficile à supporter au départ, mais nous nous accoutumons très rapidement à cette atmosphère. Nous sommes hébergés à nouveau dans un ryokan avec, là aussi, un onzen qui nous permettra de nous délasser après nos randonnées.

Zao - Gosiki Dake ; Honshu

     

2 août 2006

Journée exceptionnelle sur le plan volcanologique avec la découverte du complexe du Gosiki Dake. Nous arrivons vers le cratère Okama et son lac acide de couleur verte à une centaine de mètres en contrebas. Malheureusement, le dieu des volcans n'est pas avec nous et une brume recouvre le lac que l'on devine parfois au travers. C'est un peu déçus que nous entamons une balade à l'extérieur de ce site vers d'autres crêtes environnantes. Après une heure de randonnée, nous repassons au bord du cratère et c'est enchantés que nous découvrons que le lac est enfin entièrement dégagé. L'enthousiasme gagne quelques personnes de notre groupe qui, après étude visuelle et professionnelle du terrain, décident de descendre sur la rive. Jacques-Marie veut profiter de cette occasion pour effectuer des prélèvements « d'urines » de volcans pour analyses à son retour en France. L'escapade de nos quatre aventuriers provoque un certain engouement parmi les touristes japonais qui, pour certains, commencent à les suivre, mais ils renoncent après une centaine de mètres de descente parcourus sur l'arête. La progression de nos quatre comparses se poursuit relativement rapidement et après une vingtaine de minutes ils arrivent au bord du lac. Après une bonne demi-heure passée sur la berge en étude, observations, photographies, le signal du retour est donné et la remontée s'effectue pratiquement aussi rapidement que la descente, toujours sous l'admiration de nos touristes japonais.

Zao - Miyagi Zao ; Honshu

 

3 août 2006

Nous quittons notre station de sports d'hiver pour regagner la capitale. Sur le départ, les propriétaires de notre ryokan nous offrent, à chacun d'entre nous, une aquarelle réalisée par l'un de nos hôtes. Ces aquarelles représentent des vues des volcans environnants et le coin, bien sûr, en fourmille... Un peu comme l'Auvergne, mais avec une gentille activité en plus... pour l'instant !

Notre route longe le côté ouest du Gosiki Dake où nous nous arrêtons pour découvrir les flancs du Miyagi-Zao qui culmine à 1432 m. Il est malheureusement temps pour nous de regagner Tokyo et c'est grâce au GPS que nous arrivons sans encombre à notre hôtel de Sunshine City parmi l'abondante circulation mais non sans avoir visité la ville depuis l'autoroute qui la domine.

Tokyo, Narita ; Honshu

4 août 2006

C'est le jour du départ et nous quittons notre hôtel à 6 h 30 du matin pour l'aéroport de Tokyo-Narita. Nous empruntons à nouveau le « limousine bus » comme pour notre arrivée dans la capitale. Tokyo est une ville à forte densité, où chaque centimètre carré est urbanisé au possible. Afin de prendre le minimum de place pour drainer la circulation, les routes et les voies ferrées sont construites les unes au-dessus des autres. Il n'est donc pas rare d'avoir un empilage de trois voies successives en partant du sol ce qui permet aux habitants des immeubles de moins de dix étages d'admirer et de respirer la circulation au niveau de leurs baies vitrées. Étant confortablement installé en fond de bus, contre la fenêtre, et surélevé par rapport aux autres sièges, je dispose d'une vue plongeante sur une rivière à plus de quinze mètres en contrebas, sur trois couches de circulation. Impressions garanties avec la vitesse en plus !

Derniers achats à l'aéroport afin de liquider nos derniers ¥ens, voire de les échanger en Euros dans quelques petites succursales bancaires installées en zone internationale.

Décollage irréprochable pour notre vol de retour qui prend le même trajet qu'à l'aller (mais en sens inverse. Eh oui... retour oblige !). De nos hublots, nous apercevons le Mont Fuji qui nous salue et me murmure à l'oreille la folle promesse de m'accueillir à nouveau...


Japon ou les tribulations
d'un « candide des volcans »

Îles de Kyushu et Honshu
Juillet - Août 2006

Revue LAVE n°123


Jean-Luc PILET         Togawy


Remerciements à C. Le Doussal pour son timing et quelques-unes de ses notes récoltées lors de notre voyage et à G. Mahoux, J. Boyer, P. Durocq et J.-M. Bardintzeff pour leur relecture.