Juillet 2001

 

 


Observations 
in situ 

        Du 13 au 20/07, de nombreuses chutes de roches ont lieu sur le côté sud du dôme de lave. De nombreuses coulées pyroclastiques sont originaires du flanc sud et se déplacèrent en bas de Tar River Valley. Les autres sont issues du flanc ouest du dôme. Le 29, la cendre du volcan se déposa sur Puerto Rico à 450 km de l'île de Montserrat. Le dôme augmentant dans sa zone sommitale s'effondra partiellement générant des coulées pyroclastiques sur le flanc Est et entrèrent dans la mer. Peu après, les observateurs ont observé une déviation des coulées vers l'Ouest. Les précipitations associées aux cendres ont généré des lahars descendant Belham River. Des reconnaissances du dôme ont révélé que celui-ci s'est affaissé de 150 m créant un complexe en forme d'amphithéâtre de plusieurs centaines de mètres. Un nouveau dôme s'élevait dans cette balafre. Des dépôts sur la partie haute de Tar River Valley laissent supposer que le nouveau dôme a produit plusieurs petites coulées pyroclastiques.





Décembre 2000

 

Claude GRANDPEY, L.A.V.E. Limoges


Info-LAVE  
du 8 décembre 
8h00 : 

        L'activité et la croissance du dôme se poursuivent de façon continue. Le sommet du dôme montre une crête dentelée et l'on observe régulièrement des avalanches de blocs incandescents, en particulier sur les versants Est et SE. Les émissions quotidiennes de dioxyde de soufre ont été évaluées à 1 020 tonnes fin Novembre. Il est demandé à la population de rester vigilante en permanence, étant donné le risque persistant de coulées pyroclastiques.





Juin 2000

 

Claude GRANDPEY, L.A.V.E. Limoges


Info-LAVE  
du 14 juin 
19h00 : 

        La situation est stable, avec les habituels écroulements du dôme, mais sans conséquences majeures pour les populations.


 


Août 1999

Sources :Volcano et Discovery Channel Online


Observations 
in situ 

        Deux coulées pyroclastiques ont dévalé la Tar River et atteint l'océan ces dernières semaines : les 17 juin à 5h57, ainsi que le 21 juillet à 5h08 heure locale, alors qu'une puissante explosion propulsait également un nuage de cendres à plus de 13 kilomètres d'altitude.


 


Octobre 1998

Bernard POYER ; sources : rapports MVO - contacts particuliers


Observations 
in situ 

        De nombreux évènements quotidiens se produisent depuis la grande avalanche du 3 juillet. Le dôme présente une pente très forte sur la face dominant Tar River (Est), mais tous les côtés offrent des conditions d'instabilité, notamment au-dessus de White River. Les écroulements quotidiens sont parfois nombreux (45 le 13 août).

        
Face à cette situation de calme relatif, à comparer avec les crises passées, les autorités discutent de la possibilité de remettre en opération un aéroport. De timides concertations naissent sur le futur des bourgs non loin du volcan mais ces projets dépendent étroitement de l'apaisement de Soufriere Hills et de sa stabilisation.


 


Août 1998

Bernard POYER ; sources : MVO et correspondants locaux


Observations 
in situ 

        Nous écrivions dans LAVE n° 73 que le semestre de calme de Soufriere Hills engendrait la perplexité sur le devenir de l’éruption. La croissance du dôme se poursuivait selon un rythme plus lent, les légères déformations du massif et les résultats des émanations soulignaient l’activité persistante du volcan. Cependant il n’y avait plus de coulées pyroclastiques, d’écroulements gravitaires notables et d’explosions. Seuls, se produisaient de petites avalanches et des essaims de séismes hybrides et volcano-tectoniques. Le MVO recommande néanmoins, dans ses rapports quotidiens, de rester à l'écoute de la radio, l’activité du volcan pouvant soudainement changer.
        C'est ce qu’il fit à 3 heures du matin, le vendredi 3 juillet. Un signal sismique intense se produisit durant 3 à 4 minutes, précédant une avalanche pyroclastique qui dura 2 heures 30. La cendre couvrit toute l’île et atteignit Nevis ainsi que St Kitts. L'analyse des images satellite permit d’évaluer la hauteur du panache à 15 000 m. Les dimensions du delta de Tar River s'agrandirent par l’apport des débris. Il s’est produit un écroulement considérable du secteur Sud-Est du dôme, laissant à la place un grand évidement. Heureusement ce phénomène s’est déroulé de nuit : en effet, nous avions observé, dans la zone interdite, une légère circulation durant le jour, enhardie par le long calme du volcan. Montserrat aurait sans doute ajouté de nouvelles victimes à sa liste.
        Le même jour, à 14h, un important signal sismique précéda un panache émis au sommet de Soufriere Hills, atteignant 5 000 m. Il est probable qu’il fut le résultat d’une explosion au dôme. Les observations effectuées au Belham Bridge (Nord-Ouest) confirment que de nouvelles coulées de boue avaient comblé le lit du torrent jusqu’au tablier du pont, des blocs de 30 cm gisant sur celui-ci.
        L’éruption a construit un édifice par empilement de matériel issu des dômes successifs ; la fragilité de l'édifice peut être encore soudainement affectée soit par le poids des eaux pluviales, soit par les à-coups du magma et des gaz qui gagnent péniblement la surface.
        Actuellement, les chiffres de 24 avalanches et 11 séismes volcano-tectoniques peuvent être atteints quotidiennement. Depuis cet écroulement, il n’est pas apparu d’extrusion au sommet. Une alerte à de futures explosions et nuées pyroclastiques est diffusée par le MVO.
        Les derniers relevés de température à 2 m de profondeur dans les dépôts à Plymouth et aux abords varient de 145 à 211 °C. Le danger demeure réel sur toute la périphérie du volcan.


Photos : Bernard Poyer
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Tar River
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Panache (octobre 97)

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Dôme-aiguille

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Fiole et bouteilles

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Concertation


 


Juin 1998

Bernard POYER ; sources : rapports du MVO et contacts sur place


Observations 
in situ 

        Depuis plusieurs mois, ce volcan plonge les observateurs dans la perplexité. Soufriere Hills nous avait habitués à un comportement cyclique constitué par une alternance d'explosions puis de croissance de dômes, et voilà que l'entracte se prolonge. Que se passe-t-il ?
        Le dôme poursuit sa croissance lente, semblant déclinante depuis mars ; l'activité sismique, à une profondeur de 2-3 km directement sous le dôme, atteint quotidiennement 10 séismes hybrides et de 8 à 20 séismes volcano-tectoniques ; de 3 à 15 avalanches gravitaires quotidiennes surviennent ; des séismes régionaux sont localisés à l'Est de Montserrat (30 km Ouest d'Antigua) ; un important dégazage de dioxyde de soufre (SO2) se manifeste au sommet du dôme.
        Il est recommandé à la population de rester à l'écoute de la radio locale, car la situation calme que présente le volcan peut changer soudainement.
        Le MVO envisage de réinstaller un tiltmètre au sommet de Chances Peak (en remplacement de l'équipement qui fut détruit lors des explosions de l'automne dernier). Cependant, la présence en cet endroit de blocs de dimensions métriques et l'importante épaisseur des dépôts sont dissuasifs pour y envisager une station stable transmettant des indications fiables. L'idéal serait que l'instrument soit positionné le plus près du dôme, là où la déformation est la plus marquée. Le MVO s'attache, pour la première fois en cette période de calme, à remettre en état les balises GPS implantées sur plusieurs sites, dont les flancs du Sud-Ouest et South Soufriere Hills, afin de recueillir des données sur la déformation.
        La décroissance de température dans les dépôts pyroclastiques demande du temps : en certains endroits il est encore mesuré à 300 °C à 2 m de profondeur dans la couche du 21 septembre 1997, toute incursion est très hasardeuse. Enfin, ces mêmes surfaces sont instables, et les arpenter peut entraîner une glissade vers des profondeurs extrêmement brûlantes.
        Faute d'avoir à regarder en l'air, à ajuster son masque et à "décendrer", l'état d'esprit dans l'île s'active de la manière suivante :

  • les habitants reprochent aux scientifiques des prédictions imprécises lors des éruptions survenues en 1996 et 1997, et un jargon compliqué dans leurs explications...

  • les scientifiques admettent leurs difficultés à prévoir à l'avance les éruptions ("la volcanologie est une science imprécise") et à communiquer en termes simples avec les profanes...

  • les autorités déplorent les 20 victimes piégées chez elles, en dépit des ordres d'évacuation...

  • les uns et les autres discourent sur l'inefficacité des moyens d'alerte, sur les volte-face relatives au séjour ou non dans Plymouth, sur l'aptitude des habitants à sentir mieux que les scientifiques les humeurs du volcan, sur les tensions avec les autorités, sur la variabilité des limites des zones (interdite - dangereuse - sûre - pas sûre - exposée - incertaine - probable...) qui place sans cesse le Montserratien dans l'expectative : " suis-je placé aujourd'hui du bon, ou du mauvais côté, ou bien à cheval sur la ligne ? "

        En ce mois de juin, le comportement du volcan est tel, après ce semestre de calme, que les avis se partagent sur l'orientation que va prendre Soufriere Hills. On a vu plus haut que les signes révèlent une activité persistante, ce qui laisse à penser que le magma éprouverait des difficultés à gagner la surface. Il faudra encore des mois d'observation pour s'exprimer. Pour l'instant, il y a doute et personne ne prend le risque de le lever.


 


Août 1998

Bernard POYER ; sources : MVO et correspondants locaux


Observations 
in situ 

        Un parallèle saisissant pourra être établi entre La Montagne Pelée et l'éruption actuelle dans l'île voisine de Montserrat: autres temps, autres lieux, mais l'histoire se répète  (L. STIELTJES)

 

        En ce mois de mars 1998, il me paraît essentiel de faire un point sur Soufriere Hills qui vit sa troisième année d'éruption. C'est une réflexion personnelle sur les événements passés, sur ceux survenant de nos jours, et sur le devenir de ce volcan.

Avant...

       
Le réveil, en juillet 1995, n'aurait pas dû être une surprise (cf. articles de l’auteur dans LAVE 67 et 68). Une fois le mécanisme éruptif enclenché, nous avons constaté une montée progressive en puissance se concrétisant par les pics suivants:
- le 17 sept. 96 Explosion (vulcanienne) Nuée - Comblement de la Tar River - Avancée sur la mer
- le 25 juin 1997 Nuée et surge atteignant la proximité de l'aéroport - Victimes
- Juillet/août/18 octobre 1997 Nuées et surges - Destruction de Plymouth
- le 21 septembre 1997 Nuée et surge - Destruction du terminal de l’aéroport
- le 26 décembre 1997 Écroulement de Gallways Wall (Sud-Ouest) Nuée et surge - Comblement de la White River. Avancée sur la mer : on observera la régularité des faits dans ce pointage qui présente un intéressant intervalle de 90 jours entre juin, septembre et décembre 97...

Montserrat  Fév98_1.JPG (33763 octets)

La Tar River, comblée par les coulées pyroclastiques, et le New Delta, cône d'éboulis qui s'avance sur la mer

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Versant nord de Soufriere Hills, sur lequel se sont élancées de nombreuses coulées pyroclastiques

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Un nuage de poussières descend du volcan sur la ville martyr de Plymouth

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Tuitts, Whites, Paradise... : des paradis qui ont sombré dans l'enfer des nuées ardentes

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L'aéroport, détruit par une coulée pyroclastique en fin de course

Photos : Gilbert Mahoux
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        Après des crises d'adolescence, le volcan est venu à maturité notamment avec l'escalade de son activité, celle-ci ayant atteint son plus haut point depuis six mois.
        L'observation des manifestations est illustrée par le scénario cyclique suivant : croissance d'un dôme - configuration instable - inflation/déflation - déformation du sol au voisinage - séismes nouveaux - écroulement/explosions/nuées/surges - excavation cratérique sommitale - édification nouveau dôme dans la dépression - activité fumerollienne - activité de dégazage rythmique lente - croissance rapide du dôme - configuration instable... et ainsi de suite.
        Notre visite se situe lors de la phase d'édification d'un nouveau dôme : « dôme du 22-10-97 ».

 

...maintenant...

        
L'aspect topographique des lieux est recomposé, avec la quasi-disparition de la caldeira en fer à cheval passée (English Crater). L'émergence successive de dômes, leurs localisations variées, leurs écroulements partiels et leurs structures rémanentes font que, d'une part, le point le plus élevé de l'île n'est plus Chances Peak et que, d'autre part, avec l'effacement prononcé des contreforts de l'enclos primitif, nous sommes en présence d'un stratovolcan pyramidal dont la forme, vue d'avion, fait penser à celle du Stromboli.
        Les avalanches survenant, depuis le sommet, dans toutes les directions, neutralisent tout espoir de s'approcher de la base par une quelconque face. La volonté de "voir de plus près" devient ainsi un risque individuel. La décision d'une course dans ces conditions fait entrer la notion d'exposition volontaire, pour uniquement son propre intérêt personnel. Se prononcer pour une abstention à s'aventurer me semble, à ce niveau d'éruption, un choix raisonnable.
        Que des touristes ou des journalistes s'engagent dans la zone interdite (à très haut risque) c'est leur affaire, mais si certains parmi nous veulent avoir un aperçu général de ce volcan, je leur conseille d'adresser un message préalable à la visite, au MVO, puis de se présenter à celui-ci afin de prendre connaissance de la situation et évoquer ses projets. Puis, en cas d’accord, se rendre avec un véhicule aux deux seuls points d'observation intéressants : Jack Boy Hill au Nord-Est, et les hauteurs de Frith au Nord-Ouest. Même les scientifiques du MVO n'accèdent pas en véhicule aux régions dévastées, ni ne circulent sur les dépôts. A ce jour, on relève :
- 126 °C à 1,05 m dans les dépôts de Trants de septembre 97
- 292 °C à 1,20 m dans les dépôts de Farms de septembre 97
- 141 °C à 60 cm dans les dépôts de Paradise River/Harris de juin 97
- 590 °C à 1,50 m dans les dépôts de la zone de l'aéroport de juin 97,
ce qui démontre que la température demeure très élevée durant des mois. Certes, la surface de tous les dépôts est presque plane, c'est tentant de s'y rendre, mais cet épandage cache de dangereux pièges, dont les dépressions inhérentes à la configuration du sol, telles qu'on les trouve sous une couche de neige.
        Le dôme poursuit sa croissance, à raison parfois de 14 cm en 48 heures. Le foyer des séismes (plus de cent par jour) se situe sous le dôme à une profondeur de 2 à 3 km. L'écartement des "gencives" constituées par les collines avoisinantes est de 17 cm vers le Nord-Est en 14 mois. L'ensemble du massif, toutes pentes confondues, est démesuré, abrupt. L'équilibre est actuellement précaire. On sait que plus un dôme croît en hauteur et en largeur, plus grand est le risque de voir survenir un effondrement de grande envergure. Sachant que la survenance d'un écroulement gravitaire ne prévient pas, que le silence qui règne sur ce dangereux édifice en phase de croissance est de mauvaise augure, je n'ai approché, seul et à pied (et dans un état de sévère tension), que Fort Ghaut, à l'entrée Nord de Plymouth.
        Les équipes du MVO accèdent par hélicoptère aux sites aménagés d'instruments de mesures, pour les besoins de leur entretien périodique. La limitation de charge de l'appareil impose l'emport de deux membres seulement, avec leur matériel, car il faut 40sec pour la mise en puissance et l'éloignement précipité, ce qui est un délai déjà insuffisant compte tenu de la vitesse de progression des nuées et de la densité des retombées.
        La population restante s'est familiarisée avec les sautes du volcan, c'est une sorte d'usure avec le temps, qui a certainement contribué à accroître maintenant son temps de réponse en cas d'alarme.
        Depuis 1998, l'activité éruptive est localisée principalement à Gallways, ce qui fait que les observations visuelles sont nulles puisque c'est le flanc Sud qui est concerné.
        Le cycle établi semblant se situer dans un "intervalle" au moment de mon séjour, il est probable que la suite verra se produire des nuées pyroclastiques.

 

...demain

        
Les principaux événements qui peuvent survenir en tenant compte du niveau actuel d'activité sont le déclenchement de grandes nuées à l'occasion de l'écroulement d'une partie du dôme, et d'importantes explosions. Les signes précurseurs de ces épisodes se déclenchant lors de l'escalade significative de l'éruption ne pourraient malheureusement être détectés que quelques minutes avant. Néanmoins le strict respect de l'interdiction de séjour dans la zone d'exclusion permet d'exclure à 90 % le risque de victimes en cas d'explosion moyenne.
        Les indicateurs pour estimer le futur pourraient être : le taux de croissance du dôme, les déformations du sol, les caractères de la séismicité, le flux du gaz dioxyde de soufre.
        On peut évaluer, de manière empirique, la durée totale de l'éruption de 5 à 6 ans, en comparant d'autres éruptions à dôme andésitique dans le monde, aux mêmes dimensions, et en rapprochant les proportions de l'activité actuelle avec les éruptions passées. Il est ainsi improbable de voir un arrêt dans les trois mois. Une activité explosive intermittente, de nature similaire à celle du 17 septembre 1996, est envisageable. Des nuées pyroclastiques d'origine gravitaire se produiront, elles gagneront progressivement les surfaces intactes car toutes les gorges (Ghaut) à la périphérie du volcan sont comblées. Une diminution dans la croissance d'un dôme serait-elle, à elle seule, un facteur d'affaiblissement de l'éruption ? Pas nécessairement, car s'il y a poursuite de la déformation du sol l'augmentation de l'activité éruptive apparaîtra.

 

Une visite à Montserrat ?

        
Pas de tourisme - absence d’hôtels - rares points de restauration - absence de correspondances (séjour à Antigua) - absence d'accueil - hébergement chez l'habitant (aléatoire) - rares dégagements du sommet - groupe optimal 3 personnes (voiture, matériel, points d'hébergement). Planifier avant départ : transport - MVO - séjour.