Costa-Rica
& Guatemala en Mars 1996
Jeudi
08 mars :
Décollage de CDG et
arrivée à Miami vers les 15 H 15 locale.
Vendredi
09 mars :
Départ à 14 H 30 pour
l'aérogare où nous avons rendez-vous avec Guy et les autres membres du groupe
au comptoir de la compagnie du Costa-Rica " LACSAR ", que nous emprunterons
pour se rendre à San-José. Impossible de voir Guy et les autres à l'arrivée du
vol Londres-Miami de la " British Airways " ; en désespoir de cause
nous prenons notre vol normal pour San-José qui sera effectué en B-737 avec un
décollage à 17 H 30.
Arrivé à San-José vers les 19 H 00. Nous rencontrons
à l'aéroport Gilbert, Daniel, Patrick et Dominique, ainsi que le guide qui doit
nous accompagner. Départ pour l'hôtel " Vesuvio " à San-José.
Samedi
10 Mars :
Départ en bus pour le
volcan Irazu ( 3 132 m ). Le bus nous amène quasiment au sommet où nous découvrons
un magnifique ensemble volcanique composé d'une caldeira de cendres et de deux
cratères côte à côte. Le cratère actuellement actif possède sur son fond un lac
d'une belle couleur vert jaune. Aucune fumerolle sur le pourtour du cratère n'est
visible, contrairement au observations précédentes, mais seulement des traces
de celles-ci sur un des cotés du cratère. Sur le pourtour du cratère, les responsables
du parc sont en train d'installer une malencontreuse barrière de bois à une distance
d'où il sera impossible de voir le lac et qui à notre avis ne servira à rien sinon
à défigurer le site.
Départ pour la péninsule d'Osa où après une arrivée
à Sierpe nous prenons le bateau pour aller au lodge sur les bords du delta du
Rio Sierpe. A l'arrivée nous apercevons un crocodile qui rôde autour du lodge.
Repas le soir et coucher assez tôt car le groupe électrogène coupe le courant
à 9 H 00 du soir et il ne reste plus alors qu'une toute petite veilleuse.
Dimanche
11 mars :
Départ en bateau vers
l'île Del Cano avec une traversée secouée de la barre de l'océan Pacifique. Arrivée
dans l'île en fin de matinée. Pendant le pique-nique du midi nous verrons un magnifique
couple de perroquets ara qui viendrons se poser sur les arbres à côté de nous.
Après le repas nous partons en forêt pour la visite du cimetière précolombien,
malheureusement complètement saccagé. Retour le soir au lodge où nous apprenons
que le reste du groupe arrive ce soir mais Guy étant toujours bloqué à Miami ne
nous rejoindra qu'à San-José le lundi 12 mars.
Lundi
12 mars :
Retour à San-José en
bimoteur tchécoslovaque LET 410 tout neuf. Nous récupérons Guy à l'aéroport et
effectuons le transfert dans un hôtel sur les flancs du volcan Barva.
Mardi
13 mars :
Départ le matin vers
1 H 00 pour le volcan Poas ( 2700 m ) ; car le directeur du parc national nous
a promis d'ouvrir la barrière à 3 H 00 du matin. Nous arrivons au portail à 2
H 45 et le guide arrive à 2 H 55. C'est contrairement à nos espérances que celui-ci
nous accompagne en voiture. Arrivée au sommet du Poas, où il commence à bruiner,
nous nous équipons pour la descente dans le cratère ; mais le guide part dans
une direction opposé au cratère et Guy pense au début qu'il connaît un autre chemin
et très vite nous comprenons qu'il ne veut pas nous emmener au cratère et en plus
comme le temps se dégrade nous décidons de retourner au bus. Le guide part devant
nous avec une certaine avance nous laissons nous perdre dans la montée ; arrivé
au sommet du cratère il nous fera des signes (narquois ?) avec sa lampe. Nous
nous abritons dans le bus et attendons une éventuelle éclaircie. Au bout d'un
moment le guide nous quitte lorsque nous lui promettons de redescendre à 7 H 30,
avant l'arrivée des gardes du parc. Vers les 7 H 00 du matin comme il pleut toujours
nous décidons de rentrer ; mais arrivée à la barrière, celle-ci a été refermée
par le guide. Demi-tour du bus et nous remontons au sommet pour attendre 8 H 30
l'ouverture officielle du parc. Au bout d'un petit moment nous remarquons que
le temps se dégage et nous nous approchons de la barrière ; c'est sûr ça se dégage
de plus en plus, aussi Guy décide de faire une descente dans le cratère ( il faudra
faire vite pour remonter avant 8 H 30 ). Nous serons 7 personnes du groupe à descendre
( Guy, Mélanie, Chantal, Eric, Daniel, Pascal et moi-même ).
Au départ la
descente est un peu dangereuse surtout qu'il a plu, mais nous arrivons enfin au
bord du lac d'acide du Poas. Une petite descente scabreuse nous permet d'arriver
au niveau du lac. Nous entreprenons celle-ci avec précaution car une glissade
malencontreuse équivaudrait à un bain forcé (et certainement le seul et unique)
dans le lac d'acide.
Enfin nous sommes vraiment au bord du lac magnifiquement
dégagé de toute brume. Une intense zone de fumerolles est située sur la gauche
du lac avec une zone de bouillonnement partant des fumerolles et allant jusqu'au
milieu. Ces bouillonnements provoquent un brassage du lac, responsable de sa couleur
vert blanchâtre contrairement au vert émeraude habituel. Autour du lac, le cratère
possède des couleurs très variées allant du brun rougeâtre au jaune et au blanc
avec toutes les nuances intermédiaires.
Le niveau du lac a apparemment remonté
de 1,5 mètres par rapport à la dernière visite de Guy et de Daniel l'année dernière.
Mercredi
14 mars :
En fin de matinée, après
le retour du Poas vers l'hôtel et le petit déjeuner pris à celui-ci nous partons
pour l'Arenal vers les 12 H 00 où nous arrivons en soirée à l'observatoire. Le
volcan se trouve recouvert au sommet d'un nuage sur un quart de sa hauteur. Grosse
discussion avant le repas car des personnes du groupe veulent aller dormir à l'hôtel
à 8 km du volcan ce qui me donne l'occasion de pousser une grosse colère (j'estime
n'avoir pas fait 10 000 km pour dormir à 8 km d'un volcan particulièrement actif).
Repas au restaurant de l'observatoire. Pendant le repas nous assisterons à deux
explosions dont une très grosse nous permettant d'admirer la chute de blocs incandescents.
Après le repas un groupe de 7 personnes (Guy, Chantal, Daniel, Eric, Pascal,
Claude et moi-même) décide d'aller voir de plus près les coulées et les cascades
de blocs lors des explosions. Le reste du groupe restant à l'observatoire situé
à 3,5 km du sommet à vol d'oiseaux. Nous partons face aux chutes des blocs et
au préalable nous marchons dans de l'herbe et des roseaux pour ensuite attaquer
la montée du volcan sur des blocs de basalte et d'andésite assez instables. Nous
essayons de trouvée les coulées de lave sur la gauche mais celles-ci se sont apparemment
arrêtées car nous n'apercevront plus leurs lueurs incandescentes (au cours de
la nuit elles réapparaîtront faiblement derrières les crêtes d'où nous serons
situés). Après une première série d'observations des explosions nous décidons
de nous déplacer sur la droite et vers le haut pour être plus près du couloir
principal des avalanches de blocs. Nous nous trouvons un peu plus haut que la
mi-pente du volcan soit environ 700 à 800 mètres du sommet. Nous observerons de
très belles explosions d'une fréquence de 40 minutes à 1 heure avec, vers 1 H
00 du matin, une attente de 2 heures entre deux explosions. De temps en temps,
le sommet du volcan se colore en rouge tout en émettant un bruit de dégazage à
des intervalles de plus en plus rapprochés, signe annonciateur d'une nouvelle
explosion. Les gerbes incandescentes de l'explosion sont masquées par un petit
nuage coiffant le sommet du volcan ; mais nous les apercevons très bien lorsqu'elles
dépassent ce nuage ou quand elles apparaissent sur les côtés. Celles-ci montent
à une altitude d'environ 500 mètres. Après le bruit de l'explosion semblable à
un coup de tonnerre, une attente de 6 à 10 secondes est nécessaire pour voir les
blocs chutés sur les pentes du volcan en se heurtant les uns des autres et se
brisant en morceaux encore plus incandescents. Certains heurtent les blocs déjà
en place et rebondissent de 30 à 50 mètres au-dessus de la pente. Les blocs empruntent
essentiellement deux chenaux, l'un à droite (le plus intense) et l'autre à gauche,
où nous sommes situés, et nous dépassent ; d'autres viennent droits vers nous
mais nous sommes assez bien protégés par une sorte de crête en forme de banane.
Nous apercevons souvent des blocs vraiment très gros, environ comme une maison,
et quand ils se fracassent entre eux, c'est très impressionnant. Après quelques
secondes d'attente, les cendres grésillent sur nos casques et même une fois au
cours de la nuit nous aurons une chute de petits lapillis ; il vaut mieux dans
ces moments là recouvrir les appareils photo et vidéo d'un chiffon ou d'une serviette.
Vers les 3 H 00 du matin, après avoir attendu quand même une dernière explosion,
nous décidons de rentrer et la descente de nuit dans les blocs de pierre n'est
pas très agréable car ceux-ci sont en équilibre assez instable. Nous mettrons
deux heures pour descendre, et pendant ce temps nous aurons l'occasion d'observer
trois explosions dont une très grosse.
Dès que nous arrivons au pied du volcan
le jour se lève et celui-ci se trouve recouvert d'un nuage de la mi flanc jusqu'au
sommet.
Jeudi
15 mars :
Nous rentrons à l'observatoire
pour le petit déjeuner et nous retrouvons le reste du groupe qui a dormi à l'observatoire
(pour nous cela fait 48 heures sans sommeil). Ils n'ont pas vu grand chose des
explosions car elles étaient trop décalées sur la gauche par rapport à l'observatoire.
Vendredi
16 mars :
Le matin, découverte
du marché de San Francisco El Alto très coloré où nous pourrons voir la vente
de magnifiques tissus avec un mariage de couleurs souvent ton sur ton très réussi.
Pour un quetzal nous montons sur le toit de l'église qui nous donne une admirable
vue sur le marché. Après la visite du marché de San Francisco El Alto, nous rentrons
à l'hôtel pour nous équiper pour le volcan Santiaguito.
Nous partons en camion
sur une piste défoncée, pour le Santiaguito (2 500 m) avec son dôme de lave ayant
surgi en 1922 dans la caldeira du volcan Santa Maria après son éruption cataclysmique
de 1902. Le dôme a une longueur de 1 500 mètres pour une hauteur de 250 mètres
environ. Le long de sa base se trouve la " Vallée de la Désolation ",
zone de passage des nuées ardente que produit le volcan environ une fois par mois.
Normalement des explosions avec de gros panaches en chou-fleur se produisent plusieurs
fois par jour, mais au cours de nos observations nous n'en verrons aucune. Par
contre de fréquents dégazages seront visibles au cours de notre visite. Guy avait
l'intention de nous emmener sur le dôme, (17 heures de marche aller et retour,
avec parait-il une grosse galère sur le dôme) mais à cause du brouillard nous
ne pourrons pas le faire. Il est à remarquer que les bouches éruptives se déplacent
de la droite vers la gauche en regardant le dôme depuis l'ancien observatoire.
Samedi
17 mars :
Après la poursuite des
observations jusqu'à 10 H 00 du matin, nous plierons les tentes et nous rentrons
par le même camion jusqu'à l'hôtel de Quetzaltenango. Transfert en bus à Chichicastenango.
Dimanche
18 mars :
Visite du marché de
Chichicastenango toujours aussi coloré où nous assistons aussi à une procession
religieuse accompagnée de pétards.
Départ l'après-midi pour le lac Atitlan
où nous rejoignons Panachel sur ses rives.
Lundi
19 mars :
Traversée du lac
en bateau pour le village de San Antonio Palopo. Visite du village avec toujours
son marché typique ; avec du coté de l'entrée du village la partie du marché pour
les touristes et à l'arrière du village le marché local. Celui-ci est essentiellement
composé de femmes avec dans le fond le marché de viande fraîche et viande séchée
qui vaut le coup d'oeil (bonjour les mouches !!!). Nous ferons le repas de midi
dans un petit restaurant où l'on nous servira du poisson grillé péché dans le
lac. Retraversé du lac pour Panachel. Sur les bords du lac, dans le lit du cours
d'eau qui se jette dans le lac, nous pouvons voir des chercheurs d'or qui creusent
inlassablement le lit plus ou moins asséché du cours d'eau. Départ en bus pour
Antigua et repas du soir à l'hôtel d'Antigua (ancienne demeure coloniale espagnole).
Mardi
20 mars :
Départ à 10 H 30 pour
le village de San Francisco de Sales au pied du Pacaya (2 250 m) où nous arrivons
vers midi. Maria, la femme du chef du village accepte de nous accompagner jusqu'à
la sortie de la forêt au pied du Pacaya à cause des rançonneurs qui écument la
forêt. Maria nous laisse à la lisière de la forêt, et nous commençons la montée
dans la cendre sur 200 mètres de dénivellation vers le sommet du Pacaya. Après
cette montée nous nous retrouvons sur un petit plateau ; déjà le vent est très
fort à cet endroit. Comme le volcan est en inactivité depuis plusieurs mois, nous
décidons de faire le tour des crêtes du cratère. A partir du petit plateau où
nous laissons nos sacs, la montée terminale est très facile, mais au sommet du
cratère un vent très violent de 80 km/h avec des rafales à 100 km/h rend difficile
l'observation dû au soulèvement des cendres qui pénètre partout. Par moments,
lorsque le vent dégage le cratère, nous pouvons de nouveau voir l'intérieur de
celui-ci : un énorme trou de 300 mètres de diamètre avec un ensemble très chaotiques
de blocs, de dépôts de soufre et de fumerolles. Au bout des trois-quarts du tour
du cratère nous trouvons une faille permettant de descendre dans le cratère. Bien
sûr, Guy, Daniel et moi-même nous nous y engouffrons. Après une descente d'une
centaine de mètres, qui se révèle assez scabreuse à cause des gros blocs de pierre
instables et de la présence de gros lapillis roulant sous les chaussures, nous
arrivons au bord des deux bouches du cratère. La première est un énorme puits
vertical d'une dizaine de mètres de diamètre comparable à la bouche de la Voragine
de l'Etna ; mais celle-ci ne pulse pas de vapeur d'eau, comme la Voragine,
si ce n'est un léger voile de fumée. En lançant de gros blocs de pierre dans cette
bouche nous n'entendons aucun bruit de rebond qui nous permettrais d'en sonder
la profondeur. L'accès au bord de cette bouche est un peu dans le même style que
la descente au bord du lac d'acide du Poas, c'est à dire une pente assez raide
de lapillis (Attention à la marche ; voyage au centre de la terre garanti !!!).
La seconde bouche juste à coté est un peu plus oblongue que la première et celle-ci
émet des vapeurs de gaz bleuté, d'où une possible présence de dioxyde de soufre.
La remontée est relativement facile à condition de faire attention de ne
pas faire chuter de gros blocs instables, ce qui serait un danger certain pour
les personnes au-dessous.Descente du deuxième groupe sauf Niki, Chantal et Claude
préférant renoncer (je ne comprends pas pourquoi, car les risques en cas d'explosion
sont aussi grand sur les lèvres du cratère qu'au fond). Lorsque le dernier groupe
remonte il fait nuit et le vent qui n'a jamais cessé de souffler devient de plus
en plus frais. Nous nous engageons dans le dernier quart restant du tour du cratère
; mais nous sommes bloqués par une zone de fumerolles assez denses.
Si tout le monde était équipé d'un masque à gaz nous pourrions
continuer mais malheureusement ce n'est point le cas, seulement Guy, Daniel et
moi en sommes munis. Au cours de la tentative de traversée des fumerolles, je
me suis brûlé légèrement la main gauche en posant celle-ci sur une des fumerolles
que je ne pouvais voir de nuit. Guy et Daniel (qui connaît bien le Pacaya) décident
alors d'aller chercher les lampes là où nous avons laissé les sacs. En attendant
Nous nous lovons dans nos K-Way et en nous allongeant sur les flancs de la crête,
nous essayons tant bien que mal de nous protéger du vent et des cendres qui nous
cinglent désagréablement. Par contre nous avons les fesses un peu trop au chaud,
dû à la chaleur émanant des flancs du volcan, nous obligeant à changer souvent
de position. Nous attendons ainsi pendant plus d'une demi-heure pour au bout d'un
moment voir apparaître des lueurs des lampes de Guy et Daniel qui se rapprochent
de nous. A partir de ce moment là nous entreprenons la descente vers l'endroit
où sont nos sacs qui s'en trouve facilité par l'éclairage des lampes nous permettant
d'éviter les fumerolles. Arrivés aux sacs le vent étant toujours aussi fort et
le Pacaya n'ayant aucune explosion, Guy décide de descendre à la lisière de la
forêt à l'endroit dénommé " Le Monument ". Là nous plantons les tentes,
non sans mal car il y a encore pas mal de vent. Toute la nuit je calerais le piquet
de la tente avec la tête l'autre s'étant déjà écroulé. L'humidité pénètre la tente
; drôle de nuit !!!
Mercredi
21 mars :
Au petit matin le soleil
se lève et nous réchauffe un peu. Nous plions le matériel et Daniel remonte au
sommet faire un complément de photos. Le chef du village arriver vers les 9 H
00 du matin ; mais lorsque nous finissons de nous apprêter pour partir, Daniel
constate la perte de ses pellicules photo dû à l'oubli de fermeture de son sac
photo lorsqu'il a changé de pellicule au sommet. Il décide alors de remonter les
chercher et Guy l'accompagne pendant que nous-mêmes commençons à descendre avec
le chef du village jusqu'à l'orée de la forêt. Au bout d'une petite demi-heure
Guy et Daniel redescende enfin et ils ont finalement réussi à retrouver toutes
les pellicules photos à deux endroits différents. Retour jusqu'au village où nous
prenons des rafraîchissements et en offrons aux gamins du village.
Départ en bus pour Antigua et nous nous arrêtons en cours de trajet au pied du
Pacaya, dans la vallée, pour manger une paella.
Visite
dans l'après-midi d'une fabrique de masque et bijoux en jade.
Jeudi
22 mars :
Journée libre à Antigua.
Vendredi
23 mars :
Réveil à 4 H 30 avec
petit déjeuner à 5 H 00 pour un départ à l'aéroport à 5 H 45.
Remerciement
à Aventure
et Volcans ( Lyon, tél 04.78.60.51.11 ) pour
l'organisation de ce voyage.
