Bulletin info-LAVE de
L'Association Volcanologique Européenne
Mercredi 20 Février 2008


        Alors que le Llaima (Chili) et le Tungurahua (Équateur) restent très actifs, mais sans évolution notoire, voici quelques informations sur les volcans du Guatemala, le Stromboli et le Kilauea.

« Comme prévu, nous venons de découvrir les volcans Pacaya et Santiaguito. Pour le premier, le 12/02, nous avons eu accès aux coulées de lave en passant par la Somma. Progression difficile dans les coulées de gratons et des plaques instables mais spectacle garanti à plusieurs endroits. La chaleur du sol nous a contraint plusieurs fois de changer direction, plusieurs coulées sont visibles. Le cône est très actif et l'accès est toujours interdit. Concernant le Santiaguito, le 14/02, nous avons décidé de l'observer depuis le Mirador de Llanos del Pinal et nous avons été récompensés vers 9 h du matin par le spectacle d'une magnifique explosion pyroclastique dont le champignon a atteint plusieurs milliers de mètres...provoquant une pluie de cendres blanches. »

Source : Informations aimablement communiquées par Jean-Paul Ceceille, adhérent L.A.V.E.


Stromboli (Italie / Îles Eoliennes)

        L'activité se concentre essentiellement dans les secteurs nord et sud de la dépression cratérique. La bouche centrale était calme la semaine dernière. Les deux bouches les plus septentrionales émettent des matériaux de taille moyenne mêlés de cendre à une hauteur moyenne ne dépassant pas 80 mètres (parfois 200 mètres pour les matériaux les plus fins). La bouche la plus méridionales émet essentiellement des cendres fines, vite emportés par le vent. Les événements explosifs se produisent en moyenne une dizaine de fois par heure.
Source : INGV


Kilauea (États-Unis / Hawaii, Big Island)

        Une coulée de lave qui s'est échappée de l'un des pseudo-volcans boucliers générés par la fracture du 21 juillet est en train de progresser en direction des Jardins Royaux où elle est sur le point de pénétrer. Cela fait partie du comportement actuel du volcan. Ces coulées parcourent généralement plusieurs centaines de mètres avant de s'arrêter, l'alimentation n'étant pas suffisante. A noter qu'on discerne parfois de l'incandescence à travers les gaz dans le cratère du Pu'u O'o. Faute de vent, le niveau de SO2 reste particulièrement élevé au sommet du Kilauea et toutes les aires de stationnement au sud de l'Halema'uma'u restent fermées. Il est possible que cette hausse de gaz soit une conséquence des fortes pluies qui ont affecté récemment toute la Grande Ile.
Source : HVO